Cette journée complète au cœur de la citadelle débutera par une visite guidée originale. Accueil à la Porte Royale de la citadelle de Brouage par Samuel de Champlain qui fera découvrir le lieu de sa naissance, il y aura bientôt cinq siècles.
Vous pourrez ensuite profiter d’un déjeuner en commun au restaurant Le Champlain, puis suivant vos choix, visites du musée du vélo, de la halle aux vivres ou des nombreux ateliers d’artisans.

Programme détaillé

Cliquez pour voir le programme détaillé

Rendez-vous au parking place B. Moitessier à La Rochelle à 8 h 50 pour un départ en covoiturage vers la citadelle de Brouage à 9 h 00. Arrivée au parking nord de la citadelle vers 9 h 50. Possibilité de rejoindre directement ce lieu pour ceux qui le désirent.
Accueil par notre guide, Samuel de Champlain, à 10 h 00 devant la porte royale.
Visite guidée originale jusqu’à 11 h 30.
Temps libre, puis de 12 h 30 à 14 h 30 option déjeuner au restaurant le Champlain (voir menu en annexe)
Après-midi libre pour profiter du site et des nombreux artisans, avec deux options possibles :
1) Visite du musée du vélo
Découvrez l’histoire du vélocipède à travers les âges. Une collection unique en France avec plus de 135 vélos très rares et 50 mannequins en costumes d’époque !
2) Visite de la halle aux vivres.
Ce bâtiment abrite une exposition permanente, familiale et ludique sur l’histoire de Brouage et son passé maritime. De nombreux dispositifs audio et vidéo interactifs viennent compléter cette visite accessible à tous.

Cliquez pour voir le menu

Entrée au choix :
Rillettes de Poissons d’Ici aux herbes et Piment d’Espelette, petite salade
OU
Tartine aux champignons poêlés au jus de viande et Pineau Rouge
Plat au choix :
Cuisse de Volaille de la Pacaudière farcie aux blettes & pignons, légumes rôtis
OU
Poisson (en fonction du marché) au beurre blanc citronné, légumes rôtis
Dessert au choix :
Mousse Mascarpone au Praliné & son sablé
OU
Coupe aux fraises, crème pâtissière, coulis et chantilly
Café
Hors boissons
Un choix de vins et de bières vous sera proposé, chacun notera sa boisson choisie sur une fiche et devra régler son prix auprès de l’organisateur qui se chargera de payer la totalité des boissons.

Participation

  • Visite Guidée adhérents : 13€, non adhérents : 15€
  • Option déjeuner : 31€
  • Option musée du vélo 5€
  • Option halle aux vivres 6€
  • Prévoir 10€ pour le covoiturage (à verser au conducteur du véhicule)

Inscription

De préférence en ligne,
ou bien au Carré des Amis ou au 05 46 27 20 47 (L, Me, V, 14 h – 17 h).


Notre guide, Philippe Couteau dit « Bilout ».

Natif de Saint-Pierre-d’Oléron, ce magicien des mots revêt pour nous le costume du célèbre Samuel de Champlain.
Artiste complet, il propose aux visiteurs de la Charente-Maritime ses interprétations d’hommes célèbres ou moins connus pour raconter avec humour et pédagogie les grandes histoires qui ont construit notre région.
Ancien ostréiculteur, depuis le début des années 80, en bon héritier de ses maîtres Devos et Bobby Lapointe, il s’est reconverti comme auteur-comédien-humoriste-scénariste. Auteur de BD, des apéros jeux entre autres, ses cordes n’ont décidément pas assez d’arcs pour être résumées.

Blaye et Bordeaux sur deux jours, avec visites et une nuit d’hôtel.

Programme

  • Transport en car au départ de La Rochelle.
  • Visites guidées à Blaye, croisière dans l’estuaire de la Gironde.
  • Visite de la Cité du Vin et du Bassin des Lumières à Bordeaux.
  • Repas comprenant du déjeuner du jour 1 au déjeuner du jour 2

Participation 

  • Adhérents : 370€
  • Suppl. chambre individuelle 50€

Programme détaillé téléchargeable

Belle Plaisance et bateaux du patrimoine*

*Restaurés par les Amis du Musée maritime et d’autres associations.

L’édition 2025 se transforme en Rallye, après plusieurs éditions d’un Trophée (retrouvez l’édition 2023). Durant deux jours, cette nouvelle formule vise à laisser plus de place à la navigation, à la convivialité et à faciliter la participation du plus grand nombre pour tous les passionnés de petite plaisance et de culture maritime.
Il y aura, bien évidemment, les bateaux qui navigueront ou seront présentés à quai, mais également d’autres activités liées à la mer, à la culture maritime et au patrimoine. Le public pourra ainsi découvrir la richesse de nos activités et de la collection de la Petite plaisance, unique en France, dont 41 bateaux sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques. Découvrir la collection.
Le rallye est l’occasion de voir naviguer une quarantaine de bateaux, témoins précieux de l’évolution de la navigation de plaisance et de son impact sur la culture maritime en France.

Programme

Samedi 7 juin

  • 10 h 30 Rallye
  • 15 h 00 Parade nautique dans le Vieux-Port.

Dimanche 8 juin

  • 10 h 30 Régate conviviale
  • 16 h 00 Remise des récompenses devant La Rochelle Nautique.

Le rallye se déroule entre la tour Richelieu et le Vieux-Port


Animations musicales

Samedi 7 juin 2025

  • Vire et hop !   À 12 h 30, parking Saint Jean d’Acre..
  • Cap ukul’  à 19 h 30 pour le repas des équipages au 2e étage du Musée maritime de la Rochelle

Dimanche 8 juin 2025

  • Cap ukul’ à 15 h 30  avant la remise des prix au club de La Rochelle Nautique.

Pour participer


Partenaires

Conférence animée par Jacques Muscat de la SNSM

L’objectif principal de cette intervention est de faire prendre conscience aux participants des risques liés à la pratique de la plaisance lors des navigations côtières.

Contenu

  • Présentation rapide de la SNSM locale et de ses missions.
  • Retour sur les interventions et sauvetages 2024 (réalisées par la station de La Rochelle)

Les axes principaux de la prévention nautique plaisance, abordés très simplement, autour des thèmes suivants :

  • l’entretien et la préparation de son bateau
  • la conduite et la navigation
  • la gestion des avaries
  • la demande d’assistance

Ce module est adapté à tous les niveaux de pratiques, navigation à voile ou au moteur.

Pratique

  • Gratuit
  • Réservé aux adhérents
  • Lieu : Carré des Amis

Inscription en ligne ou au Carré des Amis


Conférence animée par Olivier Lebleu

Le portrait croisé du commandant français Hubert Meyer et de l’amiral allemand Ernst Schirlitz, de leurs actions avant, pendant et après les évènements rochelais, montre comment ces hommes surent voir au-delà de la guerre, vers la réconciliation et la construction de l’Europe.

À propos de cette conférence

Nous proposons, au cours de cette conférence, une approche historique qui s’appuie sur de nombreux documents et travaux de recherche sur cette période de l’histoire rochelaise.
Le contexte de l’époque et les parcours sont complexes. Ernst Schirlitz était, en tant qu’officier supérieur, au service de la machine de guerre allemande. Hubert Meyer, artisan du sauvetage de La Rochelle, avait soutenu le régime de Vichy au début de la guerre.
Pour autant, l’histoire singulière que nous présenterons au cours de cette conférence est justement celle d’un basculement des décisions, par ces hommes qui ont permis de sauver La Rochelle de la destruction. Le fait qu’ils soient des marins n’est sans doute pas étranger à cet accord entre soldats qui sont devenus amis après la guerre.

Pour en savoir plus :

Bibliographie (cliquer)
  • Hubert Meyer (amiral), Entre marins : Rochefort, La Rochelle, Royan (1944-1945), éd. Robert Laffont, 1966, 312 p. (ISBN 978-2-9512261-0-4)
  • Christiane Gachignard, La Rochelle, “poche” de l’Atlantique : août 1944 – mai 1945, éd. Rumeur des Âges, 1987, 128 p. (ISBN 978-2-903974-09-1)
  • Robert Kalbach et Olivier Lebleu (préf. Pierre Miquel), Meyer et Schirlitz, les meilleurs ennemis : La Rochelle, septembre 1944-mai 1945, Geste éditions, coll. « témoignages », mai 2005, 349 p. (ISBN 978-2-84561-173-3)
  • Édition en poche : Geste poche, coll. « histoire », avril 2007, 480 p. (ISBN 978-2-84561-339-3)
  • Rémy Desquesnes, Les poches de résistance allemandes sur le littoral français : août 1944 – mai 1945, Rennes, éd. Ouest-France, coll. « Histoire », février 2011, 128 p. (ISBN 978-2-7373-4685-9)

En pratique

Lieu : auditorium du Musée maritime
Participation : adhérents : 8 € / Non-adhérents : 12 € / Étudiants : 5 €
Conférence suivie d’un cocktail.
Inscription de préférence en ligne ci-dessous.
Ou bien au Carré des Amis (L, Me, V, 14 h – 17 h).


Les meilleurs ennemis

Après le Débarquement de juin 1944, Paris est libéré en août et le reste de la France dans les semaines qui suivent. Alors pourquoi deux poches de résistance allemande, celles de Royan et de La Rochelle, vont-elles subsister sur la façade atlantique pendant encore plusieurs mois ?
Verrouillant l’accès à Bordeaux, Royan finira en ville martyre sous un tapis de bombes alliées, le 5 janvier 1945. Mais la forteresse de La Rochelle, avec son port, sa base sous-marine et sa garnison de 14 000 soldats régnant sur la ville historique et ses 30 000 civils, sera rendue intacte par l’Occupant. Par quelles périlleuses tractations deux officiers ennemis vont-ils pouvoir éviter le pire en s’affrontant dans cette ville assiégée ? Le portrait croisé du commandant français Hubert Meyer et de l’amiral allemand Ernst Schirlitz, et de leurs actions avant, pendant et après les événements rochelais, montre comment ces hommes surent voir au-delà de la guerre, vers la réconciliation et la construction de l’Europe.


Olivier Lebleu

Installé à la Rochelle depuis 2002, auteur de romans, livres historiques ou biographiques, il écrit également des pièces de théâtre et des spectacles musicaux.
Coach littéraire, il anime des ateliers d’écriture et accompagne des professionnels ou amateurs sur projets. Il est également co-fondateur et directeur éditorial de CITYTOON depuis 2022. Conférencier, co-auteur de Meyer et Schirlitz, les meilleurs ennemis (Geste éditions, 2005), il propose plusieurs sujets historiques. Il travaille actuellement sur le procès de Jean Guiton en vue du 400 anniversaire du Grand siège de La Rochelle. (1627-28).

Beaucoup d’émotion sur les quais du Musée maritime ce mardi 4 mars lorsque le Manuel-Joël a commencé à s’élever au-dessus du bassin, dégoulinant d’eau, mais tellement reconnaissable.
Les travaux de remise en état du bateau vont pouvoir commencer.

Une opération hors norme

La société Le Scaphandre avait mis en place un dispositif sur mesure pour relever l’épave. Au moyen d’un palonnier (accessoire de levage, ndlr) accroché à la grue et de plusieurs élingues sur mesure, elle a procédé au renflouement progressif du Manuel-Joël afin qu’il se vide de son eau, lentement, avant de l’installer sur le quai, à proximité, sur des bers de stockage.
Une grue roulante de 650T, convoyée par six camions, était arrivée vendredi 28 février.
Cristina Baron, directrice du Musée maritime, Anna-Maria Spano, adjointe au maire et Jean-François Fountaine ont assisté à cette opération spectaculaire. Ainsi que de nombreux membres des Amis.

L’incident du 15 octobre 2024

Le Manuel-Joël, bateau de pêche emblématique de La Rochelle, classé au titre des monuments historiques, a coulé le 15 octobre dernier dans le Bassin des chalutiers suite à un accident impliquant le travel-lift – portique de levage – du Port de Plaisance. Sa coque, entre autres, a subi une brèche de plus d’un mètre sur l’avant tribord. Il a été aussitôt sécurisé puis redressé début janvier à l’aide de ballons gonflés d’air en attendant le renflouement.

Le renflouement en images

Navigateur et écrivain, Bernard Moitessier est un mythe. Sa vie, sa liberté et ses récits inspirent encore aujourd’hui des centaines de marins, de pacifistes, d’écologistes, d’humanistes. Il aurait eu 100 ans le 10 avril 2025.

Le but de ma vie était d’atteindre ma vitesse de libération.

Bernard Moitessier

Né en 1925 à Hanoï, fils de commerçants, Bernard Moitessier passe son enfance et son adolescence avec des pêcheurs vietnamiens. Prisonnier des Japonais avec sa famille pendant la Seconde Guerre mondiale, puis engagé comme matelot-interprète à la Libération, il développe durant cette période une aversion de la violence et des armes.

Un drame familial renforce cette aversion, et marque le début de réflexion sur l’alliance à entretenir avec soi-même, avec l’humanité et avec la nature. En 1951, avec un ami, il réalise un premier périple à la voile qui le mène de Saïgon en Indonésie. Dans les années qui suivent, il entreprend de nombreuses traversées sur des voiliers qu’il conçoit ou améliore lui-même, innovant à chaque étape. Remarqué par son style de vie, sa résilience, ses amis le poussent à écrire.

Soif de liberté, éloge de la lenteur

En 1960 paraît Vagabond des mers du sud. Moitessier devient une incarnation de l’homme libre, réalisant ses rêves. Il conçoit par la suite son navire fétiche, Joshua. Il s’engage en 1968 dans la première course en solitaire, est en tête, mais décide de poursuivre sa route sans passer la ligne d’arrivée. Il navigue pendant 300 jours, puis publie la Longue route, dont les droits d’auteurs sont offerts à l’association Les Amis de la Terre et au Vatican.

Mais ce n’est pas le goût de l’exploit, du record, qui anime le marin. Il est heureux en mer. Moitessier aura plusieurs bateaux (Snark, Marie-Thérèse I et II, Joshua, Tamata) et inspirera des générations de marins et de militants associatifs. Dans son livre testament, Tamata et l’Alliance, il partage sa philosophie faite de méditation et d’action. Il ne s’agit pas de dompter ou d’affronter les dragons qui nous entourent, il s’agit d’apprendre à naviguer à leurs côtés. Il s’agit de respecter l’accord intime que l’on passe avec soi-même, et avec l’univers.


Le site de Bernard Moitessier créé par sa famille


Articles parus dans la Lettre des Amis

Joshua, cinquante ans d’histoire, n° 65, automne 2012

  • L’homme de la longue route. Cliquez ici
  • Moitessier le vagabond, article de Jean-Yves Gallet. Cliquez ici.
  • La construction de Joshua, article d’Antoine Martin. Cliquez ici.
  • Joshua au Musée, une histoire d’amitié, article d’Yves Gaubert. Cliquez ici.

La Lettre des Amis n° 96, été 2022, 60 ans de Joshua. Cliquez ici


Bibliographie

  • Cliquez sur les triangles pour en savoir plus
La Longue Route, seul entre mers et ciels…, Arthaud, dernière édition 2011, préface de Gérard Janichon.

Bernard Moitessier a acquis une renommée internationale après son tour du monde et demi en solitaire, en 1968-1969, à la suite duquel il publie La Longue Route, sans doute le livre le plus emblématique, qui fut traduit en plusieurs langues. Un chant, un poème à la mer, où l’homme, son bateau et les éléments se pénètrent et vibrent à l’unisson.

Vagabond des mers du Sud, Arthaud, dernière édition 2011, préface Véronique Lerebours.

Lorsque Bernard Moitessier quitte une première fois l’Indochine à bord du Snark, un ketch dévoré par les tarets, puis une seconde fois, en solitaire, à bord de Marie-Thérèse, une jonque aux formes harmonieuses, c’est dans des conditions de précarité propres à effrayer les plus téméraires. Pourtant il affronte la mousson pendant quatre-vingt-cinq jours consécutifs, avant de faire naufrage aux îles Chagos. Il sauve sa vie, mais son bateau, toute sa fortune, a sombré.

Cap Horn à la voile, 14 216 milles sans escale, Flammarion, Collection Classiques Arthaud, dernière édition 2013.

14 216 milles en 126 jours, en 1966, il s’agit de la plus longue traversée sans escale jamais effectuée par un yacht. Ce fameux yacht n’est pourtant qu’un petit bateau de 13 tonnes, sans moteur, baptisé Joshua en l’honneur du grand marin Joshua Slocum. Du Pacifique à l’Atlantique, la route la plus rapide est celle qui passe par le cap Horn et qui oblige à affronter les eaux puissantes et les tempêtes des hautes latitudes. Bernard Moitessier et sa femme, mèneront Joshua à bon port après avoir réalisé un tour du monde express les menant de la France jusqu’à la Polynésie avec un retour via les côtes acérées de la Terre de Feu.

Voile, mers lointaines, îles et lagons, Flammarion  collection classique Arthaud, 3ème édition 2015.

« Je voudrais maintenant écrire un bouquin technique sur la mer, les bateaux, la vie de Robinson, mais en trois dimensions. » Tel était le souhait de Bernard Moitessier une fois achevée l’écriture de Tamata et l’Alliance en août 1993, en Polynésie.

Tamata et l’Alliance, Flammarion, Collection Classiques Arthaud, dernière édition 2012.

Tamata et l’Alliance » est le récit de l’aventure d’une vie. Sous le regard attentif des dieux de son Asie natale, Bernard Moitessier nous emmène d’abord à travers une jeunesse magique passée en Indochine. Dans son village du golfe de Siam qui a laissé en lui une empreinte indélébile, il entend pour la première fois l’appel de la mer. Puis vient une guerre fratricide entre Français et Vietnamiens, le déchirement, le départ du pays de ses racines vers l’immense horizon avec sa jonque Marie-Thérèse.


Jean-Alain Berlaud a « lu pour vous » Tamata et l’Alliance


Playlist de vidéos sur notre chaîne YouTube

L’émission Thalassa, des vidéos des Amis, une interview de son épouse au Bono, la restauration de Joshua,… cliquez sur l’image.


En bonus… trois pépites de l’INA et une de la Radio Télévision Suisse


L’exposition Joshua, bateau de légende

Nous avions déjà rafraîchi ce Snipe, Pascal Fossey et moi-même, en prévision du Trophée 2023. Le bateau date de 1962 ; il paraissait sain, mais lors de la sortie préparatoire avec Claire Germain, puis de la demi-journée de Trophée 2023 avec Philippe Deracourt, il s’est avéré qu’il faisait eau généreusement, au moins 100 litres/heure. C’était un peu fâcheux et rendait toute sortie tributaire de la capacité de l’équipage à écoper en route.
Philippe Écotière et moi-même constituons une équipe à la fin septembre 2024, après l’achèvement des travaux sur le Sharpie 9m², et en avant ! À peine cinq mois et 220 heures plus tard, aidés par Claire Germain et Marion Drevet, le Snipe « Stormy » a belle allure.

Un gros travail sur la dérive, mais pas que…

Le plus long et le plus pénible a été la dépose/repose de la dérive. L’axe était tordu et corrodé au point qu’il a fallu le couper puis extraire les morceaux en carottant au travers du puits de dérive. L’accès sous le pont et en avant du puits de dérive s’est avéré le plus difficile. La fabrication d’un long tapon destiné à combler le trou a été confié à Jean Rolland, qui a livré une pièce tournée et percée axialement pour recevoir un nouvel axe en acier inox. L’étanchéité de la carène a été améliorée par ajout de ¼ de rond le long de la quille et usage de résine époxy généreusement appliquée aux endroits accessibles.
L’axe de safran accusait un jeu conséquent : nous avons carotté la pelle puis inséré et collé un tapon percé au diamètre requis.

Joli bleu, blanc joli

De la pointe de la dérive à la tête du mât, tout a été décapé puis repeint ou vernis : un bleu magnifique pour la carène et un blanc éclatant pour le pont et les fonds, du vernis pour les planchers, hiloire et espars. Des écoutes neuves et un vrai palan de relevage de la dérive ont marqué le point final de ce chantier.
Voilà, nous sommes fiers du résultat. Il ne reste plus qu’à faire naviguer « Stormy » lors du Rallye 2025.


Pour les passionnés, la fiche travaux

Ascenseur à droite pour faire défiler. Barre de menu pour zoomer, télécharger ou imprimer.

Illustration extraite de la couverture du livre

Le héros, jeune étudiant en droit, victime d’un mal mystérieux, décide de s’engager comme simple matelot sur un voilier au milieu du XIXème siècle. Cette autobiographie a été publiée en 1840 et a aussitôt connu un prodigieux succès.

Pourquoi j’ai aimé ce livre.

Par Serge Garnaud – J’ai aussitôt été plongé dans la dure vie à bord de ces grands voiliers du XIXe siècle. L’inconfort permanent, le travail et les manœuvres harassants pour un homme qui n’était pas fait pour ça au départ. Quel courage ! Quelle abnégation ! Puis toute cette aventure dans le commerce des peaux le long de la côte californienne. Et, bien sûr, la légende du passage du Cap Horn, et dans les deux sens ! Et tous ces termes de vieille marine, hélas aujourd’hui oubliés. J’ai vraiment ressenti le souffle de l’Aventure, avec un grand « A ».

Résumé

On peut scinder l’ouvrage en trois grandes parties.
Tout d’abord, le départ et le voyage de Boston à la Californie en passant par le Cap Horn, à l’envers, c’est-à-dire contre les courants et les vents dominants bien sûr !
Puis tout le cabotage le long de la Californie, à l’époque mexicaine, pour collecter diverses peaux achetées aux Indiens locaux.
Et enfin le retour, toujours par le Horn, mais dans le bon sens cette fois.
La première partie du voyage consiste pour le héros à apprendre le métier de gabier qu’il a mis un point d’honneur à maîtriser en professionnel.
Il a ensuite appris le commerce, dans tous les sens du terme, avec l’Amérique espagnole, les Mexicains, les Indiens et les « Canaques », ainsi qu’on appelait les indigènes des îles Hawaï.
Le voyage du retour fut, pour lui, presque une « croisière », pendant laquelle il profita des beautés de la mer, du ciel et des étoiles.

« Nous étions manifestement surtoilés mais il aurait été impossible de rien carguer : les cargues-points n’étaient pas assez solides et on pensait les couper, quand une énorme embardée suivie d’une auloffée fit casser les retenues, et le tangon vint s’abattre contre la basse carène. La poulie de la drisse céda et le bout-dehors de la bonnette de hune plia d’une façon qui défiait l’imagination. »

Un livre que tous les marins devraient avoir à bord pour profiter du calme d’une longue pétole. Il y a là l’amour des mots de la grande marine à voile, le romantisme du voyage et de l’aventure. Serge Garnaud

Richard Henry Dana

Richard Henry Dana Jr. était un avocat et politicien américain originaire du Massachussetts, descendant d’une éminente famille de colons. Il a gagné sa renommée grâce à un classique américain, le récit de voyage Two Years Before the Mast (Deux années sur le gaillard d’avant).
Aussi bien en tant qu’écrivain qu’en tant qu’avocat, il se faisait le défenseur des opprimés, qu’ils soient marins ou esclaves fugitifs.

Bibliographie

  • Deux années sur le gaillard d’avant. Titre original : Two years before the mast. Publié en 1840 par Harper et Frères à New York. Écrit en à peine six mois, il a rapporté … 250 dollars à son auteur ! Seul livre écrit par l’auteur.
  • En 1946, un film a été produit par Paramount Pictures avec le même titre « Two years before the mast ».

Édition originale disponible à la bibliothèque des Amis


L’âme des marins réincarnée dans les pétrels tempête : peut-être est-ce celle du Capitaine Troude, condamnée à errer sur les mers pour expier les mauvais traitements infligés à ses hommes d’équipage qui en gardent un souvenir douloureux ?
Paroles : Michel Tonnerre / Mise en musique : Yannick Ar Bleiz

Ce qu’évoque ce chant

Qui était le Capitaine Troude (1762-1824) ? C’était un marin français surnommé par Napoléon 1ᵉʳ « l’Horace français ». Il s’est illustré tout au long de sa carrière : lieutenant de vaisseau, puis capitaine de frégate. Il s’est distingué surtout lors de la bataille d’Algésiras où sept navires ennemis furent coulés. Il est alors promu capitaine de vaisseau en 1801, puis contre-amiral en 1811.
Officier de la Légion d’honneur, Chevalier de Saint-Louis, son nom est inscrit sur l’Arc de Triomphe de Paris.
Le satanicle est un nom dérivé de « Satan ». C’est le nom populaire donné par les marins au pétrel tempête, petit oiseau de haute mer, toujours loin des côtes.
Il est considéré comme un oiseau de mauvais augure par les marins, car s’il se fait rare par beau temps, il précède souvent les tempêtes, volant au ras des vagues.
Les marins pensaient que l’âme des péris en mer pouvait se réincarner dans ces oiseaux.


Paroles

Les Gabiers d’artimon

… par des dessinateurs.

Sous l’impulsion de Dominique R., passionnée de ukulélé et de croquis, quinze dessinateurs du groupe rochelais des Urban Sketchers ont immortalisé les musiciens de Cap ukul’ lors d’une séance haute en couleurs, capturant sur le vif ukulélés, guitare, flûte et chants.
Ces artistes ont été conviés à illustrer, à travers leurs dessins, l’effervescence des ateliers de l’association. En 2024, ils s’étaient déjà prêtés à l’exercice en capturant l’ambiance de la petite plaisance et des instrumentistes de Vire et hop !

ll ne s’agit pas d’un atelier traditionnel de cuisine de la mer sur des recettes relativement classiques, animé par un chef cuisinier, mais plutôt d’une expérience d’autogestion menée en groupe pour expérimenter les recettes d’une société nomade haute en couleur, celle des flibustiers et pirates, recettes forcément épicées à l’image de la vie qu’ils menaient : une cuisine qui vous met la bouche en feu, réclamée par des braillards fort en gueule, tout droit sortis de l’enfer des canonnades et des abordages sanglants… Des alcools de feu, des plats comme une lave en fusion… (Michel Le Bris).

Pour s’inscrire et participer 

  • Être adhérent des Amis.
  • Posséder l’ouvrage de Mélani Le Bris « La cuisine des flibustiers », éditions Phébus (ou photocopier les recettes au Carré).
  • S’inscrire au Carré et verser 10 euros.
  • Assister à la réunion préparatoire la semaine précédente (jour et heure non fixés pour le moment).

Lors de cette réunion, il sera décidé :
Des denrées à acheter, chaque plat sera budgétisé (et donc le coût total du menu sera connu), les achats seront répartis entre tous les participants.
L’atelier est autogéré, il n’y a pas de chef de cuisine qui forme le groupe, donc la présence de chaque participant à la réunion préparatoire est indispensable.
Généralement l’atelier, cuisine et repas pris en commun, s’étale de 9 h à 15 h (après rangement de
la salle et vaisselle).
Plus d’infos bientôt


MENU
TI PUNCH
SALMIGONDIS p 77 Salade composée à l’usage des gaillards
RAGOUT DE BŒUF AUX ÉPICES p 15O et riz
BLANC MANGER ET GÂTEAU PATATE
VIN ET CAFÉ

Contact : Catherine Fougère O6 76 O7 22 74