Joshua au départ de la Golden Globe Race
Publié le 2 octobre 2026

De passage aux Sables-d’Olonne pour le départ de la Golden Globe Race, Joshua a accueilli passionnés et curieux avant d’accompagner les concurrents en mer. Retour sur quelques jours intenses, racontés par son chef de bord.

Arrivé le 2 septembre au soir, Joshua retrouve un accueil chaleureux et Laurence Galbert, fidèle au poste ! Les jours suivants, les visiteurs se succèdent à bord. Des passionnés, des curieux, des Espagnols, des Italiens, des Américains… Les échanges vont bon train et les envies de navigation ne manquent pas.

Le dimanche 6 septembre, place au départ de la course. L’organisation est précise : les bateaux doivent quitter le ponton toutes les deux minutes. Positionné en fin de parade, Joshua ouvrira la sortie aux concurrents de la Golden Globe Race.

Mais la matinée réserve une rencontre inattendue. Une jeune femme se présente avec une demande : Violette Dorange souhaiterait réaliser une interview à bord, à 14 h 10. Pour un départ prévu à 14 h 25, le timing est un peu serré ! Rendez-vous est finalement pris à 13 h 45, histoire de larguer les amarres plus sereinement.

L’entretien se déroule sur le pont de « Jojo ». Violette évoque sa lecture de La Longue Route, à 17 ans : le récit de Bernard Moitessier l’a marquée. À bord de Joshua, cette confidence prend une résonance particulière.

À 14 h 25, départ sur garde arrière : le bateau s’engage dans le chenal des Sables-d’Olonne, derrière les voiliers classiques, le drakkar et les petits Olonnois en bois, longs de quatre à sept mètres. Sur les quais, la foule applaudit. Joshua est apprécié, et l’équipage le ressent pleinement.

Puis viennent les voiles : artimon, grand-voile, trinquette et foc. Après le virement de la bouée cardinale Sud « Nouche Sud » direction la cardinale « Petite barge Sud », puis Joshua accompagne les navigateurs qui s’élancent autour du monde.

À 5,6 milles des Sables, l’équipage met le cap sur La Rochelle. Le ciel est merveilleux, tandis que des orages noirs dessinent la côte. Une bonne rafale surprend le bord : un ris est pris et sera conservé. Le soir tombe, et le retour de nuit pourrait être musclé.

À trois heures du matin, arrivée à Sablanceau. « La pioche est posée » : l’ancre au fond, chacun peut enfin profiter d’un bon sommeil. Lundi midi, Joshua retrouve le Musée.

Heureux et un peu fatigués, Clément, Laurence, Marie, Éric et Philippe sont de retour au port, avec le souvenir des rencontres à bord, des applaudissements sur les quais et de ces premiers milles aux côtés des navigateurs partis pour le tour du monde.