Publié le 26 septembre 2026

Trois jours de navigation, de rencontres et de patrimoine maritime : du 17 au 19 août, Joshua a rejoint Saint-Gilles-Croix-de-Vie pour participer à la « Rencontre du Hope et de Joshua », organisée par l’association Suroît 85. Une belle occasion de faire naviguer ensemble plusieurs bateaux de caractère et de rapprocher deux associations animées par la même passion du patrimoine maritime. 


Aux côtés de Joshua, voilier mythique de Bernard Moitessier, et du Hope, bateau emblématique de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, deux autres unités avaient rejoint le rassemblement : Paul-Émile, gazelle des Sables-d’Olonne, et Mimosa, cotre aurique venu de Bouin. 

L’arrivée de la flottille n’est pas passée inaperçue. Sur les quais, habitants, plaisanciers et visiteurs étaient nombreux pour accueillir les bateaux, au son des veuzes, les cornemuses vendéennes, et des chants du groupe Hope la Vie de l’association Suroît. 

À bord de Joshua, Patrice Baqué avait pris la barre pour rejoindre Saint-Gilles avec un équipage de six personnes, dont plusieurs adhérents de Suroît 85 et des Amis du Musée maritime. Cette rencontre entre Joshua et le Hope devait beaucoup à Didier Lebrun, chef de bord sur les deux bateaux et à l’origine de ce rapprochement. 

Classé Monument historique, le Hope est un ancien caseyeur construit à Saint-Gilles en 1942 par les chantiers Thomazeau. 

Bateau de travail conçu à l’origine pour trois marins, il disposait notamment d’un vivier permettant de conserver homards, langoustes et crevettes pêchés au casier. Son gréement aurique rappelle aujourd’hui encore les bateaux de pêche traditionnels de la côte vendéenne. 

Son histoire est aussi liée à celle de l’Occupation. Son premier propriétaire, Israël Chevrier, choisit en 1942 de le baptiser Hope – « espoir » en anglais – un nom pour le moins audacieux à cette époque. 

Aujourd’hui propriété de la Ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le bateau est confié à Suroît 85, qui le fait naviguer et représenter la ville lors de manifestations et de fêtes maritimes. 

Le Hope, ancien caseyeur – cotre aurique – Photo : Raphodon – Wikimedia Commons – CC BY-SA 4.0.

Pendant deux jours, les Amis ont bénéficié d’un accueil particulièrement chaleureux de leurs homologues vendéens. 

Le matin, les bateaux étaient ouverts au public et les équipages faisaient découvrir leurs histoires et leurs particularités. Sur les quais, démonstrations de matelotage et animations prolongeaient la rencontre. 

L’après-midi, place à la navigation. Les quatre bateaux sortaient ensemble devant Saint-Gilles-Croix-de-Vie, avec des échanges entre équipages. 

Une excellente manière de comparer les pratiques ! Les équipiers de Joshua ont ainsi découvert les joies de la marine traditionnelle à bord du Hope : ici, pas de winch pour hisser la grande voile aurique… De leur côté, plusieurs chefs de bord du Hope ont eu le plaisir de prendre la barre de Joshua. 

Les rencontres se sont poursuivies à terre, notamment autour des repas d’équipage – en chansons, naturellement – et lors de la visite de la Maison du Pêcheur, musée géré par Suroît. La reconstitution d’un intérieur des années 1920 et les collections consacrées à la pêche permettent d’y retrouver l’univers maritime qui a profondément façonné Saint-Gilles-Croix-de-Vie. 

Après ces journées riches en rencontres, Joshua a repris la route de La Rochelle. 

Le voyage de retour réservait encore un dernier bon moment : un mouillage devant La Flotte, sur l’île de Ré, après avoir pêché quelques bonites à l’entrée du Pertuis Breton. 

Il ne restait plus qu’à les préparer et à les déguster tranquillement à bord. 

Une conclusion simple et savoureuse à ces quelques jours placés sous le signe de la navigation, du patrimoine maritime et surtout de l’amitié entre équipages. 

Les bateaux de la rencontre 
Le Hope – Classé Monument historique, ce caseyeur a été construit à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en 1942. Long de 14 mètres hors tout, il est gréé en aurique et était à l’origine destiné à la pêche aux crustacés. Aujourd’hui propriété de la Ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, il est confié à l’association Suroît 85 qui le fait naviguer. 
Paul-Émile – Cette « gazelle des Sables », labellisée Bateau d’Intérêt Patrimonial, est une reproduction d’un bateau de pêche traditionnel de la région des Sables-d’Olonne. Elle est gréée en cotre aurique. 
Mimosa – Cotre aurique conçu à l’origine pour la plaisance, Mimosa fait aujourd’hui partie du patrimoine maritime local. Il participe régulièrement aux rassemblements de vieux gréements et aux rencontres maritimes régionales.