Ou comment trois équipiers des Amis se retrouvent à l’eau dans des déferlantes…

Vendredi 21 Juin 1985 17H00, à La Rochelle

Après un court voyage en train, nous arrivons, Jean-Pierre et moi, au port des Minimes. Jean-Pierre est assez fatigué car il a dû travailler le matin depuis 4 heures, mais je pense que la fatigue est vite oubliée lorsqu’il s’agit de partir cinq ou six jours pour une mini‑croisière en voilier.

Envie de mer

Personnellement, j’étais impatient que ce jour arrive : en effet, cela faisait un mois et demi que je n’avais pas mis les pieds sur un voilier, ce qui pour moi est une éternité. Malheureusement, cette éternité se reproduit souvent.
Nous partageons cette même passion qu’est la mer avec Jean-Pierre, depuis cinq ou six ans. Et je me vois mal partir en mer sans lui, j’ai l’impression qu’avec lui le plaisir de naviguer est plus intense, qu’il ne peut rien nous arriver de grave. Je pense, mais je peux me tromper, que nous formons un « bon équipage ». Nous avons des caractères qui, bien que différents, s’accordent bien, jamais un mot plus haut que l’autre, nous nous comprenons presque sans paroles, lui plutôt taciturne, moi plutôt gai luron, la moyenne est bonne.
Nos opinions convergent également en ce qui concerne la vie à bord. Nous aimons bien que celle-ci soit différente de tous les jours, par exemple: pas de souci pour la qualité de la bouffe, ni pour l’hygiène.

Cette fois-ci, le programme est le suivant : « convoyer » le bateau d’un ami, Dominique, de La Rochelle à Agen par le canal du midi, expérience nouvelle pour nous. Nous allons devenir des marins d’eau douce à partir de Royan. Dominique a projeté de passer l’été aux Baléares, joli programme pour les veinards qui vont en profiter.

Jangada et son équipage

Il faudrait peut-être que je pense à vous parler du personnage principal de cette histoire. Il se nomme Jangada1. C’est un joli sloop de 10,50 mètres, construit en bois moulé, saturé d’époxy, en français on dit West System. C’est un bateau qui ne passe pas inaperçu, sa coque est en acajou, ça ne court pas les rues, ni les ports. Et, ce qui ne gâte rien, un « canot » qui marche bien, surtout au portant, nous avons eu l’occasion de nous en rendre compte.

En arrivant à bord ce vendredi après-midi, Marie nous attendait en compagnie de son « petit frère » (1,80m). Malgré tout le chargement pour trois mois, elle avait aménagé merveilleusement le carré. Bibliothèque, cassettes, fleurs, c’était vraiment très accueillant, à défaut d’être très marin. On va encore me dire que je suis un grincheux
Un peu plus tard dans la soirée, alors que nous finissions de dîner (encore bravo Marie), est arrivé le reste de l’équipage. D’abord Lili, petit bout de femme marrante, apparemment sympathique, confirmé par la suite. Puis Jean-Michel son mari, dit John (pourquoi pas ?), un pince-sans-rire, maniant un humour particulier, assez fin, ce qui n’est pas pour me déplaire. L’ambiance me semblait donc favorable.
Et puis, avec deux nanas à bord et un petit jeune (Bernard, frère de Marie) il va falloir se surveiller et ne pas dire de gros mots — c’est une boutade. Mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas comme sacrifices pour passer cinq jours sur un bateau?

Samedi 22 Juin 1985 8H00, départ

Appareillage, direction Royan, après un petit déjeuner vite avalé, la distance à parcourir étant assez longue, il ne faut pas perdre de temps. Jean-Pierre grée le bateau, grand-voile, lattes, drisses, écoutes etc.

Quant à moi, je trace la route : louvoyante jusqu’à Chassiron (vent de Nord-Ouest) cap 180° jusqu’à la bouée 2 du chenal de la Gironde, puis chenal jusqu’à Royan, soit environ 65 milles dont la plus grande partie au portant. Si tout va bien, on devrait être vers 17H au port.

La météo est favorable (5 à 6 de Noroît, grande houle d’Ouest, mer agitée), un temps tout à fait raisonnable pour Jangada .

Larguez les amarres

Chacun s’affaire ça et là, aidant qui en a besoin et vive-versa. Jean-Pierre nommé skipper à l’unanimité par Marie lance le grand mot

Larguez les amarres

Nous sortons tranquillement du port des Minimes au moteur et on envoie la toile, grand-voile à un ris et génois enroulé à moitié. Il ne faut pas trop bousculer l’équipage qui est tout de même peu expérimenté, sinon pas du tout en ce qui concerne Bernard. En effet, après seulement deux à trois milles et malgré une mer peu méchante (léger clapot), nous entendons deux ou trois membres de l’équipage appeler Raoul (connais pas), rien de grave, il faut bien s’amariner.

Après avoir tiré quelques bords, nous arrivons dans le pertuis d’Antioche dans le 90 du phare de Chassiron. A ce moment, la mer devient plus forte et surtout la houle plus prononcée.
Le bateau marche très bien, ce qui n’est pas le cas des équipiers qui tombent comme des mouches. Moi-même j’ai quelques nausées vite guéries à l’aide d’une sardine, une pomme, un coup de vin rouge et une cigarette humide. Jean-Pierre, lui, se porte comme un charme, frais comme un bébé qui vient de naître. Faites le compte, l’équipage est réduit à deux personnes lorsque nous abattons en direction de Royan (cap 180).
Tout va très bien, le bateau file comme une balle, sans faire d’embardées malgré la grosse houle, quelquefois impressionnante. Lorsque je suis à la barre, je ne vois pas venir les vagues et, de temps en temps, Jean-Pierre me dit « Attention! Voilà un mur ! ». Enfin, tout se passe dans la bonne humeur, bref c’est le pied.

Une belle balade vers Maumusson

La côte sauvage de l’île d’Oléron défile à la vitesse grand V, le speedo est toujours entre sept et huit nœuds, quel plaisir ! C’est le grand soleil, il fait chaud, on commence à enlever une partie du ciré. Nous croisons quelques bateaux qui remontent sur La Rochelle et qui, eux, souffrent en navigant au près, alors que nous glissons sur des rails comme des pachas.
Cela met un peu d’animation et nous voyons des têtes émerger de la descente. Bientôt tout le monde est sur le pont. Le soleil et le spectacle des autres bateaux ont dû attirer Marie, Lili, Jean-Mi et Bernard, ils ont l’air en meilleure forme. Chacun trouve sa petite place et ça continue comme ça jusqu’au pertuis de Maumusson2.

Au loin, des déferlantes

Tout le monde s’émerveille de la beauté du paysage, cette mer assez forte sous ce beau soleil, c’est vraiment magnifique. Nous apercevons au loin, légèrement sur bâbord, des franges d’écume qui indiquent qu’à cet endroit la mer déferle. C’est encore plus beau.

Nous apercevons le phare de la Coubre et de hautes antennes radio, amers remarquables. Je profite que la descente n’est pas trop encombrée pour aller faire un point, cette frange d’écume m’inquiète un peu.

En effet, d’après mon point, cet endroit correspond au banc de la Mauvaise, mais en suivant notre cap, nous devons passer à l’Ouest de ce banc où les fonds sont suffisants. Nous continuons donc comme ça et je remonte me faire dorer au soleil, Jean-Pierre est à la barre.

Samedi 22 Juin 1985 15H30

Dans les déferlantes

Tout le monde est toujours sur le pont alors que la mer, sans vraiment forcir, commence à déferler et à jaunir. Le bruit des déferlantes est de plus en plus assourdissant. Nous sommes comme hypnotisés par le spectacle, c’est dantesque. Le bateau se comporte toujours très bien, mais ça commence à « faire fort ». Nous sommes à peu près dans le 270 du phare de la Coubre.

Je redescends faire un point car je doute de mon point précédent.

Après deux relevés vite faits, je remonte dire à Jean-Pierre que nous sommes bien où je pensais, c’est-à-dire à l’extrême Ouest du banc de la Mauvaise.

Soudain, une vague monstrueuse

C’est à ce moment précis où j’ai la tête qui dépasse à peine de la descente que je vois une énorme vague à pic (7 à 8m) arriver derrière nous. Dans ce cas-là, ce n’était plus un mur, mais un immeuble. Je crie à Jean-Pierre d’abattre et je redescends quatre à quatre en refermant le capot au- dessus de ma tête. Je suis persuadé que l’on va ramasser un gros paquet de mer et que l’on va être sacrément rincés.
Mais Jean-Pierre n’a pas le temps ou ne peut pas réagir assez vite, nous recevons des tonnes d’eau dans le cockpit et sur tout le bateau. La vague nous emmène comme un fétu de paille et fait rouler Jangada comme un simple jouet sur une plage.

Chavirage

Je suis toujours à l’intérieur lorsque nous chavirons, je me retrouve la tête en bas entre les portes de la cabine arrière et de la salle de bains. Dans un bruit d’enfer tout ce qui était à l’intérieur du bateau sur tribord va rejoindre les fonds qui sont pour l’instant au plafond. Et puis d’un seul coup, grand silence, tout est vert foncé à l’intérieur du bateau.
Je prends conscience que nous sommes retournés, le mât est à environ 45° dans l‘eau, d’après mon estimation, et je me surprends à compter le temps qu’il faudra pour que le bateau se redresse. La réputation de stabilité des dériveurs intégraux n’est pas très bonne, voilà une excellente occasion de le vérifier par moi-même.
Et, pan sur le bec ! Jangada se redresse en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Le mât est encore à l’horizontale lorsque je bondis à l’extérieur pour voir les dégâts, on a sûrement démâté. Eh bien non !

Trois équipiers à l’eau !

Mais il y a plus grave, trois équipiers sont à l’eau, tout près du bateau, Jean-Pierre leur crie de s’accrocher. A ce moment-là, le bateau se redresse d’un seul coup et démarre comme un bolide, toutes voiles au vent. Je saute au pied du mât pour affaler la grand-voile qui est légèrement déchirée, je laisse tout en vrac sur le pont, je descends dans le cockpit pour enrouler le génois à la vitesse de l’éclair, je dégringole la descente pour démarrer le diesel, une fois, deux fois, trois fois, il ne part pas. Bon Dieu! On est foutus!
Je crie à Jean-Pierre de pousser l’accélérateur à fond et j’essaie une quatrième fois, il démarre, Ouf! Merci M. Volvo.
Je remonte comme un fou et demande où ils sont, Lili me les montre, ils sont loin. J’avoue qu’à ce moment-là, je n’avais aucun espoir de les récupérer. Ce sont Marie, Bernard et Jean-Mi qui sont dans le patouillas. Jean-Pierre vire entre deux déferlantes et, diesel à fond, se dirige vers les naufragés. Il arrive près d’eux, mais la manœuvre est dangereuse car nous risquons de les écraser avec le bateau ou de les blesser avec l’hélice.

Récupération d’un premier équipier !

Au premier passage, Jean-Pierre réussit à se laisser dériver sur eux (ils sont groupés). A ce moment-là, je me trouve accroché de tous mes membres aux haubans. Par miracle je réussis à attraper la main de Bernard, qui veut aussitôt me lâcher pour rattraper son K-way. Quelle idée ! Tout à coup, je vois arriver une nouvelle déferlante, énorme, je ne sais pas trop comment, mais j’attrape Bernard par la ceinture et le hisse à bord. Juste à l’instant où il s’accroche à bord, la vague nous couche une deuxième fois, à l’horizontale seulement et je bois une tasse monstre. Lorsque Jangada se redresse, je hurle à Jean-Pierre que je tiens Bernard et qu’il peut remettre les gaz. Je fais descendre Bernard dans la cabine, ouf ! Un de sauvé ! Et on repart pour un tour.

Et de deux…

Mais cette fois-ci, ça va moins bien, malgré deux ou trois tentatives, Jean-Pierre n’arrive pas à les approcher suffisamment. Il décide, alors qu’ils ne sont pas très loin, de leur envoyer la survie. Cela n’est pas très orthodoxe, mais ça réussit puisque Jean-Mi et Marie réussissent à la gonfler et à s’y accrocher. Jean-Pierre tente un énième passage en me disant que c’est maintenant ou jamais, il prend tous les risques. Alors que nous arrivons près du bib, je leur lance un bout qu’ils manquent la première fois. Sans m’affoler, je love le bout comme il faut et je recommence. Cette fois ça marche, je hale le bib près du bateau et j’attrape Jean-Mi.

Et de trois !

Malheureusement, dans le choc avec le bateau, Marie tombe à l’eau et le bib s’en va à la dérive à toute vitesse. Marie a tout de même réussi à s’accrocher au bout mais elle n’a plus de force ( et moi non plus) pour se hisser. Je lui crie de se laisser glisser vers la jupe arrière, mais elle a peur de l’hélice ou de lâcher le bout. A force l’exhorter à l’aide de Jean-Mi, elle se laisse glisser et parvient à la plage arrière où nous la hissons à trois, Jean-Pierre, Jean-Mi et moi. Elle n’a plus de force, c’est une poupée de chiffons. Il était temps !

Quand elle a été à bord, je crois que je l’aurais embrassée (je l’ai peut-être fait ?). Tout ce cirque a dû durer environ 30 minutes. Que c’est long !

Bateau en détresse

Maintenant que Marie, Bernard et Jean-Mi sont à l’intérieur du bateau, nous commençons à reprendre nos esprits. Lili est toujours avec nous dans le cockpit et malgré notre insistance, elle refuse de descendre dans la cabine, elle est comme rivée au balcon arrière. A part le moment où Jean-Mi est tombé à l’eau — et je la comprends — son comportement a été excellent, sans cris, sans affolement, bravo. Pendant tout le temps du repêchage de nos trois équipiers, nous n’avons pas trop prêté attention à l’état de la mer, mais celle-ci est toujours, sinon plus, monstrueuse : des creux de 6 à 7m rapprochés de 50 à 100 m et presque toutes des vagues déferlantes. Ça fume de partout et le bruit est démentiel.

Je ne nous vois pas encore sortis de là. C’est à ce moment que je me jure de ne jamais remettre les pieds sur un bateau, ni de m’intéresser à tout ce qui concerne la mer de près ou de loin. Si je m’en sors, ce dont je ne suis pas absolument convaincu.
Marie et Lili nous suggèrent de faire partir les fusées rouges pour demander du secours. Ni Jean-Pierre ni moi ne pensons que ce soit très utile, en effet, qui pourrait venir nous aider dans une bouilloire pareille ? A part un hélico, mais pour nous il n’est absolument pas question d’abandonner le bateau. Jean-Pierre envoie tout de même deux « fusées psychologiques ».

Sortir de là !

Maintenant, il faut sortir de là. Comme nous ne pouvons prendre les vagues que de face, il n’y a pas trente six solutions : direction le large. Ce qui inquiète Lili qui me demande si nous allons nous en sortir. En mentant très bien, je lui réponds que oui, bien sûr.
Cette décision a aussi l’avantage de nous éloigner du banc de la Mauvaise, donc d’aller vers un endroit où il n’y a plus de déferlantes. Nous rattraperons le chenal un peu plus à l’Ouest.
En prenant les déferlantes de face, nous sommes sans arrêt exposés à des douches envoyées avec quelques dizaines de lances à incendie. Je ne compte plus les tasses que je bois, les vagues sont tellement fortes que je suffoque.
À cette allure, Jangada se comporte bien et, malgré des chutes vertigineuses sur le dos des vagues, il ne cogne pas trop fort et les risques de chavirage sont réduits. Bien que quelques fois, en escaladant les vagues, j’ai l’impression que l’on va se retourner en arrière, impressionnant !!

Sortir !

Nous mettrons environ deux heures à sortir de la zone dangereuse. Ce fut long, mais le moral allait en s’améliorant. Nous avons enfin embouqué le chenal de la Gironde et, au portant, nous avons renvoyé le génois aux 3/4 déroulé. Les vagues étaient encore grosses mais ne déferlaient plus. J’ai demandé à Lili, toujours là, de surveiller les grosses vagues venant de l’arrière et de m’avertir pour les plus grosses. J’avais décidé de faire le ménage sur le pont, ce qui est bon pour le moral. De toutes façons, le bateau n’était pas présentable pour rentrer à Royan.
Il m’a fallu environ une heure pour dégréer la grand-voile, amarrer les drisses, regréer une bastaque qui s’était envolée et mettre la bôme à l’horizontale (contrôlée au niveau à bulle d’air presque).
Pendant ce temps, pour arranger la sauce, nous avons ramassé deux violents grains. Il paraît que c’est idéal pour rincer l’eau de mer, brrr !!

Sauvés !

Maintenant nous longeons la côte dans le chenal jusqu’à Royan, nous sommes sauvés. Le mot paraît peut-être un peu fort, mais c’est le sentiment que nous avions tous. Lili, tranquillisée, est enfin descendue à l’intérieur pour se réchauffer. Nous nous regardons avec Jean-Pierre, nos regards nous disent que l’on revient de loin. Il est à la barre depuis quinze heures (il est 20H30), a eu le bras tordu dans le chavirage, mais ne veut pas donner sa place, il dit que ça le réchauffe.

Arrivés à Royan !

Vers 21 h 30 nous arrivons au port de Royan en même temps que la vedette de la SNSM qui a notre survie sur sa plage arrière. Sitôt amarrés, nous allons vers eux pour leur expliquer notre cas et récupérer notre bib. Celui-ci avait dérivé presque jusqu’à la côte.

Ils nous apprennent que trois autres bateaux ont eu des ennuis sur le banc de la Mauvaise, réputé dans la région. Nous sommes ceux qui s’en tirent le mieux. En effet, un bateau a démâté, son équipage a été hélitreuillé, un autre a perdu son skipper, un autre encore a été retrouvé dérivant sans personne à bord. Nous sommes vraiment des veinards3.

Sur la terre ferme

Après quelques pas sur la terre ferme — quel plaisir — nous retournons à bord pour nous sécher et nous changer. C’est seulement à ce moment que je me rends compte des dégâts. L’intérieur du bateau est dévasté et tout baigne dans 15cm d’eau. Quelle catastrophe, c’est décourageant. Il y a du ménage en perspective. Écœurés et habillés de bric et de broc, nous fuyons le bateau pour un hôtel et un restaurant accueillants. Demain il fera jour.
Après un bon dîner qui nous redonne le moral et quelques sourires, nous allons nous coucher au sec dans un hôtel où la propriétaire, très sympathique, nous a déniché de quoi coucher à six. Je pensais mal dormir et faire des cauchemars, mais la fatigue a été la plus forte.

Serment d’ivrogne

Le lendemain, j’ai juré mes grands dieux que je ne remettrai plus jamais les pieds sur un bateau. J’ai voulu changer mes « docksides » contre des charentaises. J’ai même annulé mon abonnement à Voiles et voiliers.

Serment d’ivrogne : quelques années plus tard, j’ai navigué en Polynésie et en Océan Indien. Pour faire bonne mesure, j’ai même enchaîné avec une trans-med et une transat. Pour terminer, quelques navigations pépères sur Joshua et Damien. Enfin, honte suprême, navigations en péniche sur les canaux.

Marin d’eau douce, va !!


  1. Jangada, mot portugais désignant une embarcation traditionnelle brésilienne. La Jangada est aussi un roman de Jules Verne, publié en 1881, où toute une famille descend l’Amazone sur un bateau de ce type. ↩︎
  2. Sur la difficulté historique du passage de Maumusson, voir l’histoire du Régulus ↩︎
  3. En 2024, la passe de Maumusson, considérée comme trop dangereuse a été interdite à la navigation de plaisance ↩︎