Loguivy est un port, son histoire est liée à la pêche, plus spécialement à la pêche à la langouste et au homard entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle. C’est à bord de bateaux viviers que les marins rapportaient cette précieuse cargaison qui a fait leur gloire.
Ce petit port abrita jusqu’à 80 bateaux et 200 marins pêcheurs.

Paroles et musique : François Budet, 1940-2018

Ce qu’évoque ce chant

Loguivy connaît sa période faste au temps de la pêche à la langouste et au homard, le fameux « bleu de Loguivy ». Son déclin lui offre paradoxalement une nouvelle reconnaissance grâce à cette chanson.
Peu à peu, les réserves des Roches Douvres, dans la Manche, s’épuisent. Les marins partent alors sur les côtes ibériques et irlandaises pendant des campagnes de pêche qui durent 12 jours. Il y a de la vie dans ce port, mais pour combien de temps encore ? La ressource s’épuise et le temps de la marine à voile touche à sa fin.
François Budet a cette intuition, cette vision, alors qu’il est à la messe en 1965. Il a 25 ans. Il écrit très vite cette chanson, la chante sur une simple cassette, écoutée d’abord chez le curé du village, puis au café du port, la maison aux volets rouges. Il ne l’enregistre qu’en 1968. Ce succès marque le début de sa carrière, mais chagrine les anciens : « on n’est pas encore morts ». Quelques vieux marins scrutent encore le ciel et la mer, comme s’ils allaient réembarquer. Ils savent bien pourtant que leurs derniers langoustiers, « ces carcasses des bateaux déjà morts », sont enterrés sous le parking du port, au pied de l’église qui le surplombe. Ils n’ont pas voulu les dépecer !
Quelques petits chalutiers perpétuent une pêche locale et côtoient des bateaux de plaisance dans ce port d’échouage.
Ce chant nous parle du charme et de la douleur de cette rude vie de marins, ils nous embarquent avec eux pour un voyage dans le temps plein de nostalgie.


Paroles


Origine

Situé dans les Côtes d’Armor en Bretagne, Loguivy fait partie de la commune de Ploubazlanec, à 5km de Paimpol. Elle tient son nom de « lok », lieu sacré en breton et de « Ivy », un saint breton (qui donnera aussi Pontivy).


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