Auditorium du Musée maritime. Entrée face au musée. La Rochelle.
Les Amuse-Gueules Conteurs sont une association d’une douzaine de conteuses et conteurs amateurs et professionnels qui a vu le jour voilà plus de vingt ans et s’est ancrée à Périgny.
Participation :
Au chapeau Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47. Un cocktail clôturera la soirée.
Chaque année depuis 23 ans, ces passionnés organisent un festival qui d’« Au fil du conte » est devenu « Sur Paroles », maintenant décliné à chaque saison pour accueillir des conteuses et conteurs professionnels de toute la France et au-delà !
Tout au long de l’année, l’association anime des balades contées, des racontées en médiathèque, musée ou toute autre structure. Racontées à thème, comme « Les Filles ne s’en laissent pas conter », « les dits du Vin » ou « Cimetière m’était conté » ou histoires coup de cœur, vous trouverez le menu sur le site amusegueules-conteurs.fr
Le baptême de la ligne
Conférence de Frédéric Blondeau, ancien officier de la Marine nationale
Auditorium du Musée maritime.
Le baptême de la ligne, ou encore baptême de l’équateur, est une fête organisée à bord d’un navire à l’occasion du passage de l’équateur terrestre par ce bateau. C’est une tradition immuable dans l’histoire des marines occidentales.
Participation :
Adhérents : 6€ – Non adhérents : 8€ Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47. Un cocktail clôturera la conférence.
Le baptême marin est une cérémonie profane, parodique et carnavalesque au passage de certains endroits réputés dangereux ; seul, s’est transmis jusqu’à nous, en vivant témoignage d’une tradition en pleine force, celui qui était pratiqué à l’Équateur. Autrefois le navire lui-même était soumis au baptême ; à présent, seuls, équipage et passagers le subissent selon un rituel qui s’est assez fidèlement transmis à travers les âges. Bien que d’aucuns aient voulu rattacher le baptême aux rites de la Grèce antique (où il donnait lieu à un sacrifice humain), un rituel particulier ne semble apparaître qu’au XVIe siècle dans les marines des pays de langues latines, scandinaves ou anglo-saxonnes. Le cadre de la cérémonie est fixé dès cette époque. Les variantes qui seront apportées dans le temps, selon les navires et les nations ne seront dues qu’au progrès ou à la fantaisie qui seule règle la cérémonie. L’on voit apparaître un cortège ouvert par des gendarmes de la ligne suivis de Neptune et de sa femme Amphitrite. Les autres personnalités sont : l’évêque de la ligne Petrus Pompilus et ses enfants de chœur, l’astronome et le pilote munis de caricatures des instruments de navigation, de cireurs, d’infirmiers, d’un juge et ses assesseurs et pour finir les sauvages. Le cérémonial se déroule avec les rites suivants : serments, barbouillage, rasage, immersion et aspersion ; à moins que moyennant le versement d’une somme appelée « rachat », l’intéressé ne s’exempte partiellement des rigueurs de ces rites, rigueurs qui s’atténuèrent au cours des âges de la « cale » à une immersion à bord dans une piscine aménagée à cet effet.
Frédéric Blondeau
Bernard Moitessier, l’aventure d’une vie
Conférence de Jean-Alain Berlaud, membre des Amis du Musée maritime
Auditorium du Musée maritime
Bernard Moitessier, un pur “voileux”, voyageur épris de liberté et écrivain talentueux, marqué pour la vie par sa jeunesse indochinoise et dont les récits ont déclenché chez ses lecteurs du monde entier des envies de parcourir le monde à la seule force du vent. Ardent défenseur d’une navigation de plaisance sobre, il fut aussi un pionnier de l’écologie.
Participation :
Adhérents : 6€ – Non adhérents : 8€ Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47. Un cocktail clôturera la conférence.
Bernard Moitessier, né le 4 octobre 1925 à Hanoï est un navigateur et écrivain français. Il passe sa jeunesse au Vietnam où il pratique différents métiers.
En 1951, Moitessier entame une série de périples à la voile, qui le mèneront à Sumatra, à l’Ile Maurice, en Afrique du Sud, aux Antilles, en France puis en Polynésie. Cette longue aventure maritime a été ponctuée de nombreux naufrages dont le navigateur s’est toujours relevé, montrant une résilience à toute épreuve.
Il accomplit en 1966 avec son épouse Françoise, 126 jours de voyage entre la Polynésie et Alicante en passant par le Cap Horn, à bord de leur voilier le “Joshua”. Le couple bat ainsi le record de la plus longue traversée à la voile sans escale. Le navigateur en tirera un livre intitulé Cap Horn à la voile.
En août 1968, Bernard Moitessier prend part à la course du Golden Globe Challenge, un tour du monde par les 3 caps sans escale et sans assistance. Alors qu’il est prêt à remporter le trophée, le navigateur français, peu habité par l’esprit de compétition, choisit cependant d’abandonner la course et de poursuivre sa route dans les eaux du Pacifique: il accomplira une fois et demi le tour du monde, soit quelque 69 000 km en 300 jours de mer, la plus longue traversée en solitaire sans escale. Dix mois seul en mer qu’il retrace dans La longue route.
Bernard Moitessier s’installe ensuite en Polynésie puis en Californie où il essaie en vain d’écrire un nouveau livre. Lors d’un voyage en 1982 vers le Costa Rica, il fait naufrage et il se décide à céder le “Joshua” endommagé. Le navigateur grâce à la solidarité de ses amis, se fait construire un nouveau bateau, le “Tamata”. Il s’installe à Tahiti.
En 1987, il est le parrain de la première édition de la course à la voile du Vendée Globe créée par Philippe Jeantot.
En 1993, Bernard Moitessier, atteint d’un cancer, publie Tamata et l’Alliance, sa biographie.
Il s’éteint le 16 juin 1994 à Vanves dans les Hauts-de-Seine puis est inhumé dans le cimetière du Bono.
Françoise Moitessier à la radio-télévision suisse en 1972
Jean-Alain Berlaud
Professeur d’électronique et de microinformatique retraité, rochelais depuis 1968. Adhérent des Amis depuis 2009 et second sur Joshua depuis 2013. Jean-Alain a été animateur des bénévoles de l’équipe d’entretien de Joshua de 2013 à 2019. « Je me suis passionné pour l’histoire de Bernard Moitessier à travers ses livres, ceux écrits par d’autres auteurs sur sa vie de navigateur et grâce aux multiples rencontres occasionnées par mes navigations sur Joshua. »
Histoire de la conquête de l’Antarctique
Conférence de Jean-Philippe Platroz, explorateur
Auditorium du Musée maritime, explorateur
Découvrons ensemble l’Antarctique, ce continent gelé situé tout au sud de la Terre, les grands explorateurs qui ont marqué le territoire et la course effrénée pour la conquête du Pôle Sud.
Participation :
Adhérents : 6€ – Non adhérents : 8€ Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47. Un cocktail clôturera la conférence.
Lors de son deuxième voyage autour du monde, le Capitaine James Cook sera le premier à franchir le cercle polaire antarctique, en 1773. Sans percevoir la terre, il sera confronté néanmoins à l’impressionnante densité des icebergs.
En 1820, des marins russes et britanniques ont aperçu pour la première fois la côte de l’Antarctique.
En 1839, Sir James Clark Ross a mené une expédition britannique et découvert la mer de Ross, nommée en son honneur.
Sensiblement en même temps, le contre-amiral Jules Dumont-D’Urville accostera et prendra possession de la Terre Adélie, au nom du Roi de France, Louis-Philippe
Par deux fois, au début du XXème siècle, le commandant Jean-Baptiste Charcot visitera et hibernera sur la péninsule Antarctique.
En 1910, Roald Amundsen sera le premier homme à atteindre le Pôle Sud avec succès.
Quelques explorateurs marquants de l’Antarctique : Robert Falcon Scott, Sir Ernest Shackleton, Douglas Mawson et Richard Byrd.
De nombreux scientifiques, chercheurs et explorateurs ont continué à étudier et à explorer l’Antarctique.
Depuis 1959, le continent est protégé par le Traité de l’Antarctique, prolongé depuis 1998 par le Protocole de Madrid, qui maintient la protection de la diversité et garantit au continent de rester une Terre de Paix de de Science.
Mais pour combien de temps ?
– Les risques géopolitiques sont énormes et nouas tenterons d’en comprendre les enjeux,
– La beauté naturelle de ce continent attire un nombre croissant de touristes. Là encore, ce n’est pas sans risque.
Jean-Philippe Platroz
Dès son plus jeune âge, Jean-Philippe Platroz est attiré par l’exploration du monde. Une carrière de presque trente années, dans une compagnie aérienne européenne, lui offrira l’opportunité de visiter chaque continent, y compris l’Antarctique. À la retraite depuis fin 2023, il a conseillé plusieurs pays sortant de situations de crises, afin de les aider à développer leurs industries touristiques, dans une optique de développement durable.
Guillaume le Gentil, ou les malheurs d’un astronome
Conférence de Jacques Dufour, astronome amateur
Auditorium du Musée maritime
Le conférencier nous fait partager avec humour et anecdotes décalées toutes ces explorations sur les traces des Bougainville, La Pérouse et autres aventuriers sur les océans de la planète. Une fresque sur les progrès de la navigation et des sciences au siècle des Lumières.
Participation :
Adhérents : 6€ – Non adhérents : 8€ Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47. Un pot clôturera la conférence.
11 années d’exploration dans l’océan indien au XVIIIè siècle
Guillaume Le Gentil de la Galaisière, né en Normandie en 1725, est un brillant astronome. Sur une idée de son confrère Halley, il part en Inde pour effectuer des mesures lors du passage de Vénus devant le Soleil en 1761. Elles doivent permettre de déterminer avec davantage de précision la distance Terre – Soleil.
Un conflit avec les Anglais l’empêche de débarquer et le prive de ses observations. Il décide, comme Bernard Moitessier – avec deux siècles d’avance – de ne pas rentrer en France et reste naviguer dans l’océan Indien pour observer le passage suivant de Vénus devant le Soleil en 1769. Il met à profit ces huit années d’attente pour enrichir les connaissances de l’époque et devient géographe, botaniste, zoologiste et ethnologue. Il visitera Madagascar, l’île Bourbon, l’île de France, l’Inde, les Philippines. Tempêtes, naufrages, fièvres, guerre, soupçons d’espionnage, mais aussi de belles rencontres vont jalonner son voyage.
Jacques Dufour
Après une carrière de cadre dans l’industrie automobile, ce passionné d’astronomie devient, au moment de la retraite, administrateur de la Société des Sciences de Châtellerault, dans la Vienne. Pendant sept ans il préside la section Astronomie et donne une vingtaine de conférences dans le Poitou-Charentes. Devenu Rochelais récemment, ce petit-fils d’un pêcheur d’Islande nous propose une passionnante navigation dans l’océan Indien du XVIIIè siècle.
Isabelle Autissier
Première rencontre du cycle “Femmes de mer” organisé par le musée en 2024. Inscription obligatoire.
La Rochelle et le monde Atlantique
Conférence par Mickaël Augeron, historien
Maître de conférences en histoire moderne et contemporaine à l’université de La Rochelle
Participation :
Adhérents : 6€ – Non adhérents : 8€ Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47. Un cocktail clôturera la conférence.
Née du commerce du sel et du vin, La Rochelle s’est précocement tournée vers le Nouveau Monde pour en devenir l’un des principaux acteurs, que ce soit par la piraterie, la contrebande avec les colonies espagnoles, les échanges avec les Amérindiens, la traite des Noirs ou le commerce en droiture avec les colonies françaises.
La ville s’impose comme l’un des ports les plus actifs pour le trafic marchandises et le transport de passagers.
L’insurrection des esclaves à Saint-Domingue (1791) et les guerres de la Révolution et de l’Empire vont briser ce destin américain.
MICKAEL AUGERON
Le conférencier est habilité à diriger des recherches et est spécialiste des mondes atlantiques. Il est maître de conférences en histoire moderne et contemporaine à l’université de La Rochelle. Auteur d’une thèse sur l’histoire du Mexique, il est l’auteur de nombreuses publications en histoire maritime et coloniale. Mickaël Augeron a reçu le Grand Prix 2023 de l’Académie de Saintonge pour son ouvrage les Corsaires de Dieu, en octobre dernier.
Henry Cheffer, peintre de la vie quotidienne en Bretagne
Il s’agit là d’un artiste connu, fils d’un graveur célèbre, cousin d’Auguste Rodin. Henry Cheffer a été à bonne école, prix de Rome en 1906, il est rapidement un peintre comblé. Pourtant il sait rester personnel et authentique. 41 planches de ses dessins et aquarelles ont été rassemblées et éditées dans un magnifique album d’art “la vie quotidienne en Bretagne”. Il a créé un timbre sur le port de La Rochelle qui ne devrait pas vous laisser indifférents si vous ignoriez le nom de cet artiste.
Henry Cheffer (30 décembre 1880/3 mai 1957) est le fils de Johann-Bernhard Cheffer, un peintre allemand et de Cornelia Lamme, une artiste peintre néerlandaise. Son père était portraitiste et peintre d’histoire à la cour de Louis-Napoléon, roi de Hollande, le jeune garçon fut élevé dans le respect de l’Empire.
Sa grand-mère, Thérèse Cheffer, était la sœur de Marie Cheffer, mère d’Auguste Rodin. Sorti de l’École des Beaux-Arts de Paris où il fut l’élève de Léon Bonnat et de Jean Patricot, il est lauréat du prix de Rome en gravure de 1906. Sociétaire du Salon des artistes français, il expose exclusivement dans ce salon. Il illustre des livres et collabore durant vingt-cinq ans pour L’Illustration. Les banques françaises d’Algérie et de Tunisie, des Pays-Bas et des Indes néerlandaises font appel à lui pour la conception graphique de leurs billets.
En 1911, il grave son premier timbre. Il travaille pour la Perse, la Belgique (dont le timbre à l’effigie d’Albert Ier en tenue de soldat), le Luxembourg, le Danemark et l’Espagne, avant d’être engagé dans des projets pour les postes françaises en 1929.
Ses deux premiers timbres français ont été : le port de La Rochelle et le Pont du Gard; beaucoup de ses timbres ont eux aussi porté des sujets touristiques. En 1931, il dessina des projets de timbres pour l’Exposition coloniale internationale de 1931 : une scène typique par colonie. Mais ils ont été refusés au profit de deux motifs seulement. En 1933, il voit émettre son Aristide Briand imprimé en typographie.
En 1954, son projet de Marianne pour le timbre d’usage courant est refusé. Après sa mort, ce projet a été choisi finalement en 1967, c’est laMarianne de Cheffer(source Wikipédia…)
Dans le Chasse-Marée n°8 de 1983 la 4è de couverture fait la publicité d’un album de dessins, de croquis et d’aquarelles sur la vie quotidienne en Bretagne et ses aspects les plus divers : la vie intense sur les quais, dans les rues, sur les ponts des bateaux ou dans les chantiers (album édité aux Éditions de l’Estran à Douarnenez). Un témoignage exceptionnel et absolument inédit sur les bateaux de pêche et les maisons rurales de Bretagne pendant l’entre-deux guerres.