Conférence animée par Charles Buhagiar
Le quotidien du marin est régi par un code de conduite rigoureux, dicté par la superstition pour conjurer le sort dans de multiples situations.
En pratique
Lieu : auditorium du Musée maritime
Participation : adhérents : 8 € / Non-adhérents : 12 € / Étudiants : 5 €
Conférence suivie d’un cocktail.
Inscription de préférence en ligne ci-dessous.
Ou bien au Carré des Amis (L, Me, V, 14 h – 17 h).
Superstitions marines : une fonction utile
| Héritées de l’ère de la marine à voile, les superstitions maritimes sont nées d’une époque où prendre le large s’apparentait à une véritable odyssée vers l’inconnu. Face à l’immensité d’un milieu aussi fascinant que périlleux, le retour à terre n’était jamais une certitude, mais un espoir fragile. Quitter ses proches, mères, épouses et enfants, exigeait une vaillance hors du commun. Dans ce contexte, les croyances populaires ne tardèrent pas à s’ancrer dans le quotidien des équipages. Loin d’être de simples curiosités folkloriques, elles agissaient comme un bouclier psychologique. Respecter ces rites permettait d’exorciser la peur de l’hostilité marine et de s’offrir, en quelque sorte, une garantie mystique de revoir la terre ferme. Le quotidien du marin est régi par un code de conduite rigoureux, dicté par la superstition pour conjurer le sort dans de multiples situations : les caprices du ciel, tempêtes déchaînées ou, à l’inverse, voiliers désespérément encalminés. Les tragédies du bord : naufrages, pêches infructueuses ou disparitions mystérieuses. Le poids du destin : l’infortune était souvent attribuée à la présence d’un « Jonas » parmi l’équipage ou à l’emploi d’un mot tabou qu’il ne fallait en aucun cas prononcer. Et comme le soulignait si justement Platon* : « Il y a trois sortes de gens : les morts, les vivants et ceux qui sont en mer. » * Nota de la rédaction du site : en réalité, cette citation est plus souvent attribuée à Aristote et est apocryphe. Il est probable qu’elle soit d’Anarcharsis, un des 7 Sages de l’Antiquité, d’origine scythe, cité par Diogène Laërce. |
Charles Buhagiar

Né à Tunis au gré des fonctions de son père à l’Ambassade de France, c’est à La Rochelle en 1966 que s’est scellé son lien avec la mer. Banquier de carrière (1970-2009) mais ébéniste de cœur, il concrétise cette passion en bâtissant un voilier en acajou de 8,4 m
Président de BTLG durant dix ans il est l’auteur des maquettes du Damien et de la péniche Thalassa pour le Musée maritime.
Adhérent des Amis du Musée maritime depuis fort longtemps, membre du Conseil d’administration, il est actuellement trésorier de La Semaine du Nautisme..
