L’atelier Petite plaisance est accueilli par la ville dans une ancienne case de mareyeur qui donne sur le quai de chargement pour les expéditions du poisson sorti de l’encan.

Un atelier bien installé…

Cet atelier très haut de plafond (on peut y mâter un dériveur) contient également une partie des réserves du musée.
Sa taille permet de stocker une partie de la collection, le reste étant conservé dans un entrepôt de la ville à La Pallice. Les participants à l’atelier ont installé des structures permettant de stocker les bateaux sur trois niveaux. Ils disposent également d’un portique sur roues pour faciliter les manutentions.

Un Moth Fragnière dans l'atelier PPL
Le Moth Fragnière Bambino prêt à voguer.Ph. Amis

…mais bien petit

« Nous passons beaucoup de temps à déplacer les bateaux en fonction des chantiers en cours, car la place disponible est retreinte », explique un responsable de l’atelier.
Au fil des années, les “PPL” ont constitué un stock de bois pour les réparations, récupéré des machines en fonction des dons : scies à ruban, raboteuses, scies circulaires, ponceuses, tour à métaux, à bois… Certains viennent même avec leurs propres outils.

Un atelier de plus en plus actif

« Les premières années, nous ne travaillions à l’atelier qu’un après-midi par semaine», raconte un des anciens. « C’est ainsi que nous avons mis sept ans à restaurer le Caneton Brix datant de 1938, Patouche, qui était véritablement une épave. Il a été refait à 60 %, c’est une des réalisations dont nous pouvons être fiers. »

L’atelier est désormais ouvert quatre après-midis par semaine, chaque équipe travaille sur un bateau précis. Une boucle WhatsApp permet à chaque chantier de rester en contact avec l’équipe et de s’organiser pour les présences de chacun. Nous sommes à ce jour plus de 80 membres dont la moitié actifs réguliers.

Atelier PPL,
Travailler entre Amis

Respectueux en terme de restauration

L’inscription aux monuments historiques des quarante et un bateaux est une réussite pour l’association, mais cette protection induit de nouvelles responsabilités puisque les travaux à réaliser sur ces voiliers implique dorénavant d’avoir l’accord de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) et de respecter un cahier des charges garant de l’authenticité des interventions. « Pour certaines restaurations, nous devons monter un dossier technique qui doit être validé par la DRAC avant de commencer », constate un des responsables de l’atelier. Paul Bonnel, ancien charpentier de marine du chantier du Guip, missionné par la DRAC est venu visiter l’atelier.

Largement ouvert

En 2023, un atelier thérapeutique a été ouvert avec des patients de l’hôpital Marius Lacroix et leurs accompagnateurs pour la restauration d’une Caravelle.En tenant compte de leur enthousiasme hebdomadaire, on peut dire que c’est une vraie réussite, y compris pour l’atelier en termes de relations humaines.

Et surtout, un atelier-passion

Les équipes de la Petite plaisance se sont pris de passion pour ces voiliers et autres bateaux témoins de la démocratisatio de la voile depuis l’immédiat après-guerre aux années soixante, une pratique accessible avec des bateaux bon marché, notre rôle est de bien entretenir ce précieux patrimoine.

Caneton Brix dans le Vieux Port de La Rochelle
Le Caneton Brix Patouche (1932). Ph. les Amis