Illustration extraite de la couverture du livre
- Auteur : Richard Henry Dana, traduction par Simon Leys
- Genre : récit
- Éditeur : Robert Laffont
- Disponible à la bibliothèque des Amis : oui
Le héros, jeune étudiant en droit, victime d’un mal mystérieux, décide de s’engager comme simple matelot sur un voilier au milieu du XIXème siècle. Cette autobiographie a été publiée en 1840 et a aussitôt connu un prodigieux succès.
Pourquoi j’ai aimé ce livre.
Par Serge Garnaud – J’ai aussitôt été plongé dans la dure vie à bord de ces grands voiliers du XIXe siècle. L’inconfort permanent, le travail et les manœuvres harassants pour un homme qui n’était pas fait pour ça au départ. Quel courage ! Quelle abnégation ! Puis toute cette aventure dans le commerce des peaux le long de la côte californienne. Et, bien sûr, la légende du passage du Cap Horn, et dans les deux sens ! Et tous ces termes de vieille marine, hélas aujourd’hui oubliés. J’ai vraiment ressenti le souffle de l’Aventure, avec un grand « A ».
Résumé
On peut scinder l’ouvrage en trois grandes parties.
Tout d’abord, le départ et le voyage de Boston à la Californie en passant par le Cap Horn, à l’envers, c’est-à-dire contre les courants et les vents dominants bien sûr !
Puis tout le cabotage le long de la Californie, à l’époque mexicaine, pour collecter diverses peaux achetées aux Indiens locaux.
Et enfin le retour, toujours par le Horn, mais dans le bon sens cette fois.
La première partie du voyage consiste pour le héros à apprendre le métier de gabier qu’il a mis un point d’honneur à maîtriser en professionnel.
Il a ensuite appris le commerce, dans tous les sens du terme, avec l’Amérique espagnole, les Mexicains, les Indiens et les « Canaques », ainsi qu’on appelait les indigènes des îles Hawaï.
Le voyage du retour fut, pour lui, presque une « croisière », pendant laquelle il profita des beautés de la mer, du ciel et des étoiles.
« Nous étions manifestement surtoilés mais il aurait été impossible de rien carguer : les cargues-points n’étaient pas assez solides et on pensait les couper, quand une énorme embardée suivie d’une auloffée fit casser les retenues, et le tangon vint s’abattre contre la basse carène. La poulie de la drisse céda et le bout-dehors de la bonnette de hune plia d’une façon qui défiait l’imagination. »
Un livre que tous les marins devraient avoir à bord pour profiter du calme d’une longue pétole. Il y a là l’amour des mots de la grande marine à voile, le romantisme du voyage et de l’aventure. Serge Garnaud
Richard Henry Dana
Richard Henry Dana Jr. était un avocat et politicien américain originaire du Massachussetts, descendant d’une éminente famille de colons. Il a gagné sa renommée grâce à un classique américain, le récit de voyage Two Years Before the Mast (Deux années sur le gaillard d’avant).
Aussi bien en tant qu’écrivain qu’en tant qu’avocat, il se faisait le défenseur des opprimés, qu’ils soient marins ou esclaves fugitifs.
Bibliographie
- Deux années sur le gaillard d’avant. Titre original : Two years before the mast. Publié en 1840 par Harper et Frères à New York. Écrit en à peine six mois, il a rapporté … 250 dollars à son auteur ! Seul livre écrit par l’auteur.
- En 1946, un film a été produit par Paramount Pictures avec le même titre « Two years before the mast ».
Édition originale disponible à la bibliothèque des Amis


