Publié le 7 avril 2026

La Rochelle, 26 mars 2026 – Il est 4 h 45 ce matin-là, quand une poignée de passionnés se retrouve devant la Criée de La Rochelle, les yeux encore embués de sommeil mais le cœur déjà embarqué pour un voyage dans le temps.
Diane SIMON, guide et conteuse d’un jour, nous attend pour une immersion rare dans l’univers méconnu de la pêche rochelaise, entre héritage et modernité. Pas encore de soleil, mais avant l’effervescence du port tous sont fin prêts pour un plongeon dans l’histoire.
Capitaine Diane, fine connaisseuse de l’histoire maritime locale, invite le groupe à suivre les pas des générations de pêcheurs qui, depuis des siècles, ont façonné l’identité de La Rochelle , direction les coulisses de la Criée actuelle où la visite se transforme rapidement en une série de rencontres privilégiées à chaque détour dans l’immense dédale qu’est la criée.
Ici, un fileteur aux mains expertes lève les filets d’un grondin, plus loin un mareyeur nous présente la préparation des seiches et partage les secrets de son métier, non sans humour.
Là, le formateur des étudiants du lycée maritime nous révèle les défis d’une profession en constante évolution.
Entre deux escales, échanges et questions avec les professionnels, Diane ponctue le parcours de détails historiques sur la création et l’évolution du lieu.
Après deux heures de visite, c’est autour d’un bol de soupe de poissons fumante que le groupe se retrouve. Un moment de convivialité bien mérité, où chacun échange ses impressions.
Sur le port de pêche, où les derniers chalutiers font leur entrée avec le lever du jour, nous retrouvons Pascal, ancien marin pêcheur reconverti dans la fabrication de filets pour ses anciens collègues. Pendant de longues heures, penché sur un savant mélange hybride de machine à coudre, il construit des filets à partir de mailles plastiques.
Jean Luc, ancien gérant d’une entreprise Rochelaise de mareyage et Bruno ancien marin pêcheur, nous entraînent d’un bond en arrière vers la criée du milieu du XXe siècle.
L’Encan puis le Musée maritime, où leurs récits et anecdotes riches de leur expérience nous font revivre les grands moments de ce haut lieu de la mémoire maritime de La Rochelle.
Plus qu’une simple visite, c’est une plongée humaine et sensorielle dans l’âme de La Rochelle que propose Capitaine Diane (DS à la carte). On repart avec des étoiles dans les yeux et une envie folle d’en savoir plus.
Une chose est sûre : la prochaine édition s’annonce déjà et les places risquent de partir comme des petits pains !