Yannick Bestaven a été accueilli en chansons par les Amis du Musée maritime et leur ensemble Vire et hop ! le 8 février à La Rochelle. Comme pour les JO, la pluie a rendu le moment encore plus magique !
Retour en images sur cette sortie hivernale avec Diane, notre guide passionnée par l’histoire La Rochelle. Une passion qu’elle a partagée avec un enthousiasme qui a fait oublier le froid… La pause gourmande à l’hôtel des Ambassadeurs a permis de finir l’après-midi dans la convivialité et la chaleur au coin du feu.
Photos Jean-Pierre Barbottin et Philippe Deracourt
Felix von Luckner – Le dernier corsaire à la voile
Conférence animée par Frédéric Blondeau
À quand remontent les dernières activités des corsaires à la voile ? XVIIIe siècle ? XIXe siècle ? Eh bien non, c’est pendant la Première Guerre mondiale qu’un officier de la marine allemande pourchassait encore… à la voile, les navires alliés !
En pratique
Lieu : auditorium du Musée maritime Participation : adhérents : 8 € / Non-adhérents : 12 € / Étudiants : 5 € Conférence suivie d’un cocktail. Inscription de préférence en ligne ci-dessous. Ou bien au Carré des Amis (L, Me, V, 14 h – 17 h).
Mauvais, très mauvais élève à l’école, Felix von Luckner disparaît de chez lui à l’âge de 13 ans. Après avoir bourlingué sur toutes les mers du globe pour se faire la main et devenir officier de Guillaume II, il réapparaît auprès des siens après 15 années d’aventures. Mais sa plus grande péripétie reste à venir : de Guillaume II en personne, Luckner reçoit une mission de corsaire pendant la guerre 14-18, très loin des tranchées. Sa guerre à lui ne fait qu’un mort, par accident ; il prendra à son bord tous les équipages des 16 bateaux ennemis coulés par le fond. Et tous, loueront l’humanisme et la joie de vivre de cet homme hors du commun. Peut-être dira-t-on, au-delà du pavillon allemand, qu’il a tant aimé son vrai pavillon : la voile.
Frédéric Blondeau
Frédéric Blondeau, ancien major navigateur de la Marine nationale et ancien officier de la marine marchande, est un des membres actifs de l’association les Amis du Musée maritime de La Rochelle.
Tour à tour animateur de divers ateliers et conférencier, il fait bénéficier de son savoir-faire bon nombre d’adhérents, leur permettant d’acquérir ou de parfaire les différentes méthodes de navigation. Fan d’aventures maritimes, il partage sa passion pour les hauts faits historiques marquants.
Peinture de Christopher Rave
Habitats en milieux extrêmes
Visio-conférence
Retransmission en direct depuis l’Aéroclub de France
Amiral Pierre-François Forrissier, ancien chef d’état-major de la marine et commandant de SNLE,
Michel Tognini, astronaute de l’Agence Spatiale Européenne,
Peter Weiss, fondateur et CEO de Spartan Space,
et la participation de Célia Batonon, élève-ingénieure à l’école des Mines d’Alès, spécialisée en physiologie spatiale.
En pratique
Lieu : auditorium du Musée maritime Conférence gratuite, mais inscription obligatoire, de préférence en ligne ci-dessous Ou bien au Carré des Amis ou au 05 46 27 20 47 (L, Me, V, 14 h – 17 h)
Cette table ronde a pour objet d’aborder le thème des conditions de vie dans des “Habitats en milieux extrêmes” : de petites équipes d’astronautes vivent aujourd’hui sur de longues durées en orbite basse à bord de la Station Spatiale Internationale ; demain, avec le programme de retour sur la Lune Artemis ou le projet de station Gateway, elles devront s’adapter à des conditions de vie similaires mais à une distance de près de 400.000 km de la Terre ; après-demain, l’hypothèse de missions habitées vers Mars suppose qu’une petite communauté humaine puisse durablement vivre pendant des mois, voire 2 à 3 ans, en autonomie totale. Que sait-on de la capacité d’une telle communauté à s’adapter à ces conditions de vie ? Quelle est notre expérience aujourd’hui sur ces questions, que ce soit dans l’espace (Station Spatiale Internationale), sur Terre (simulations sur des “sites analogues”, stations polaires), ou… sous les mers (vie à bord d’un SNLE en immersion sur de longues durées) ?
Les experts
Cette table ronde abordera ces questions en confrontant les visions de trois experts : l’expérience de la vie d’une communauté humaine à bord d’un SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engins), avec l’amiral Pierre-François Forissier, ancien chef d’état-major de la Marine et commandant de sous-marin ; l’expérience d’un astronaute, Michel Tognini ; et le regard d’un ingénieur spécialiste des habitats en conditions extrêmes, Peter Weiss, fondateur de Spartan Space. Participera également à cette table ronde Célia Batonon, élève-ingénieure de l’école des Mines d’Alès, spécialisée en physiologie spatiale.
La Longue Route, par Gilbert Maurel
Par Cristina Baron, directrice du Musée maritime
L’illustrateur et scénographe rochelais Gilbert Maurel fait partie de l’équipe fondatrice du Musée maritime aux côtés de Patrick Schnepp en 1988. À l’occasion de l’exposition hommage consacrée à Bernard Moitessier, en 2005, il compose une carte de La Longue Route de Moitessier, dont les dessins sont entrés dans les collections du Musée maritime en 2025.
Cette année marque le centenaire de la naissance de Bernard Moitessier (1925-1994). Ce grand marin est à tout jamais associé à son ketch rouge, Joshua, un bateau devenu mythique, aujourd’hui propriété du Musée maritime de La Rochelle et classé Monument historique. Navigateur, mais aussi écrivain de mer, Moitessier est le premier homme à avoir accompli un tour du monde et demi sur les mers du globe, en 1968-1969, sans escale, sans aide extérieure, et en solitaire. Avec comme seul instrument un sextant pour s’orienter, il double les trois caps, Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn, avant de rejoindre Papeete. C’est, à l’époque, le plus long voyage en solitaire – 37 455 milles sans toucher terre -, dix mois seul entre mer et ciel, à l’unisson avec la nature, les dauphins et les mouettes. Il relate cette histoire dans La longue route (Paris, Arthaud, 1971), où les grands calmes ensoleillés succèdent aux coups de vents. Il fera rêver des milliers de terriens et inspirera un grand nombre de navigateurs en herbe qui partiront, eux aussi, à la rencontre des aurores australes, des vagues-pyramides émeraude ou des déferlantes neigeuses. Pour y gagner sûrement leur liberté, à l’image du grand homme, à la recherche d’une paix intérieure durable.
Je continue jusqu’aux îles du Pacifique parce que je suis bien en mer et peut-être aussi pour sauver mon âme.
Bernard Moitessier
Gilbert Maurel, illustrateur généreux
C’est cette circumnavigation historique que va superbement illustrer Gilbert Maurel à l’occasion de l’exposition du Musée maritime « Bernard Moitessier, homme Libre » qui sera présentée en 2004 dans l’Encan, puis à bord de France 1 en 2005. Il réalise quelques dessins inspirés par La longue route, se plonge dans l’abondante documentation photographique de l’époque, de l’homme et de son bateau rouge, pour être le plus fidèle possible. Enfin, il assemble le tout sur un fond de carte qui sera numérisé et imprimé dans un format de plus de deux mètres de long avant d’être accroché durant 20 ans dans les espaces d’exposition du France 1.
Gilbert Maurel demeure l’un des moins connus, ou peut-être l’un des plus modestes.
Grâce au don de Gilbert Maurel, cette année, le Musée maritime entre dans ses collections 5 dessins originaux qui ont servi à composer cette grande carte du monde. Dans la longue série des illustrateurs de la marine à voile, comme Louis Le Breton par exemple, ou bien, plus récemment, dans la lignée d’un Albert Brenet ou d’un Marc-Pierre Berthier, tous deux peintres officiels de la Marine, Gilbert Maurel demeure l’un des moins connus, ou peut-être l’un des plus modestes. Et pourtant, il sait de quoi il parle. À l’encre de Chine ou au crayon, rehaussé d’aquarelle, son dessin est précis, ses mers sont formées, les bateaux sont malmenés par la tempête ou passent sereinement le goulet de Brest. Mais lorsqu’il s’attaque à un récit, comme La Longue Route de Moitessier, son trait non seulement accompagne fidèlement la (longue) route empruntée par Joshua, mais fait revivre aussi un homme à jamais entré dans la légende.
Gilbert Maurel
Gilbert Maurel est né à Nice en 1950. Après avoir travaillé pour la publicité, il se lance dans l’illustration de récits et de romans classiques consacrés à la mer, notamment pour Gallimard. Curieux, fasciné par la mer, il part vivre des aventures en milieux périlleux, sur des plateformes pétrolières, de la mer du Nord à l’Océan Indien. Puis il pose définitivement ses valises à La Rochelle où il accompagne le Musée maritime dans tous ses supports de communication et d’exposition.
Pour aller plus loin
L’Hermione, une frégate pour la liberté, de Francis Latreille et Yves Gaubert, illustrations de Gilbert Maurel, éditions Gallimard, 2013.
François, gabier de misaine ou La vie d’un mousse sur un trois-mâts barque, albums Gallimard Jeunesse, éditions Gallimard, 1985.
Dessins originaux de Gilbert Maurel (reproduction interdite)
Les Amis du Musée maritime partagent, dans cette nouvelle publication, la richesse culturelle et patrimoniale de l’association. Nous y publions de nouveaux articles, mais également des articles issus de nos archives et de La Lettre des Amis sous forme papier que nous sommes amenés à arrêter.
Bimestrielle, la périodicité de cette lettre pourra varier au fil des saisons.
La lettre Bruits de coursive continue, centrée sur les actualités et l’agenda.
Abonné.e de Bruits de coursive, vous n’avez rien à faire, vous recevrez automatiquement la Nouvelle Lettre des Amis, sauf avis contraire.
L’équipe éditoriale
Cristina Baron, Alain Barrès, Philippe Deracourt, Yves Gaubert, Marie Guélain, Marie-Noëlle Maisonneuve, Richard Lick, Christian Vialle.
En 1952, Anita Conti s’embarque pour 5 mois comme scientifique océanographe et photographe sur un chalutier morutier de Fécamp en pêche sur les grands bancs de Terre-Neuve jusqu’au Groenland. Elle témoigne du « Grand métier », la vie dure d’un équipage de 60 marins dans des conditions extrêmes. Elle fut une pionnière de l’écologie marine, à s’inquiéter de la surpêche et du risque d’épuisement de la ressource. Récit vivant, parfois poétique malgré la vie brutale et rustre qu’il décrit, toujours emprunt d’humanité et de respect. Ces « racleurs d’océans » ruisselants de sang, ivres de la joie du pillage, qui exultent en chargeant les cales de leur butin, dont on se dit, en refermant le livre, qu’ils n’ont sans doute pas changé depuis les Vikings.
Pourquoi j’ai aimé ce livre.
Par Jean-Alain Berlaud – En abordant ce genre de récit, racontant cinq mois de mer sur un navire en pêche, on s’attend à découvrir un documentaire. Tous les ingrédients y sont : un milieu sauvage voire hostile, des hommes qui vivent un rude métier hors du commun, une technicité inconnue du plus grand nombre. Mais cela va bien au-delà, on vit une aventure, avec ses drames possibles, il y a même du suspense ! Et puis on se glisse dans la peau de l’auteur, on a froid, on a faim, peur parfois aussi. On se prend, avec Anita Conti, à aimer ces marins ; on les admire, on comprend ce qui les anime et les fait supporter de telles conditions de travail. On comprend le courage, la solidarité, la confiance, le respect. Une belle leçon d’humanité. Ce livre fait aussi réfléchir : les ressources des océans s’épuisent, sujet toujours d’actualité, plus de 70 ans après qu’Anita Conti a lancé l’alerte !
Résumé
Embarquée comme photographe et scientifique océanographe, elle a pour mission la cartographie des zones de pêche et leur salinité ainsi que l’identification des espèces. Anita Conti, malgré le privilège de disposer d’une cabine privée, très spartiate, partage la vie inconfortable et dure des 60 marins du bord : elle supporte sans se plaindre la violence des mouvements du bateau, le bruit de tous les apparaux de pêche, l’humidité permanente, le froid pénétrant, la vue et l’odeur du sang et des tripes des tonnes de poissons éventrés. Discrète dans cet environnement brutal, elle se fait accepter par l’équipage, s’adaptant aux horaires imprévisibles des repas , décidés par le patron de pêche en fonction de l’urgence de la manœuvre du chalut et du traitement du poisson. La photographie n’étant pas sa seule motivation à bord, elle note et identifie les espèces capturées, s’alarmant du gaspillage des poissons rejetés par-dessus bord, de taille trop petite, ou simplement d’une espèce différente de la morue, seul poisson traité et conservé grâce aux 750 tonnes de sel embarquées dans la cale.
Des hommes ? Non, pas tout à fait. Des êtres privés de leurs familles, des corps empaquetés de vêtements qui n’ont plus de visible que des mains et des visages et, dans les visages quand il fait grand froid, ne vivent vraiment que leurs yeux. Alors ces hommes ne sont plus que des gestes et des regards, leurs âmes sont ailleurs.
Baptisée « La Dame de la mer », elle décrit avec humanité, admiration et respect le quotidien des marins, devinant dans les regards et l’économie des mots échangés à bord le rôle et le comportement de chacun : capitaine, second, mécanicien, radio, matelot de pont, saleur, mousse, cuistot. Elle s’attache à utiliser le vocabulaire précis de tout ce qui touche au mécanisme du chalut, au matériel pour traiter à la chaîne le poisson dans les parcs sitôt le cul de chalut viré sur le pont et à décrire chaque poste de travail du navire-usine. Le retour à terre est décidé par l’armateur et le capitaine, seulement lorsque la cale est jugée suffisamment pleine et rentable, soit plus de 1000 tonnes de filets de morue salée.
Anita Conti
Née en 1899, Anita Conti se spécialise dans la reliure d’art puis se passionne pour l’océanographie. Missionnée par L’Office Scientifique des Pêches Maritimes, futur IFREMER, elle intègre les équipages des harenguiers de la mer du Nord. En 1939, elle embarque sur un morutier pour une campagne de 100 jours en Mer de Barents et au Spitzberg. Au début de la 2ᵉ guerre mondiale, elle s’embarque à bord de chalutiers réquisitionnés par la Marine nationale pour draguer les mines en Manche et en mer du Nord. Pendant l’occupation, au Sénégal, elle accompagne les pêcheurs africains et implante des stations de séchage et de conservation du poisson. Elle crée aussi des fermes aquacoles pour améliorer l’apport en protéines pour les populations en sous-nutrition. En 1952 : la campagne de pêche sur le Bois Rosé. Elle décède le 25 décembre 1997 à Douarnenez.
Bibliographie
Géants des mers chaudes*, Racleurs d’océans*, Le carnet Viking, Anita Conti, photographe.
Édition originale disponible à la bibliothèque des Amis
Édition disponible chez l’éditeur actuel
Un Optimist et une belle histoire
La réception des vœux 2025 a été l’occasion de fêter la fin de la restauration de trois bateaux dans la collection de la petite plaisance. Jacques Cauwet, donateur de l’Optimist “Chantal”, a pu évoquer son histoire qui a accompagné toute une famille au cours de ces belles années de la petite plaisance populaire. Et, probablement, de nombreux amis se remémoreront comment l’Optimist a jalonné les premiers bords de générations de marins en herbe.
[Extraits de l’intervention de Jacques Cauwet]
Né en 1975, ce navire est dans sa 50ᵉ année, il a été fabriqué par le chantier Roussineau situé à Saint-Aignant dans le Loir-et-Cher. Entrainé par mon frère ainé dans les activités nautiques, voile et canoë, c’est sur la Marne à Bonneuil au sein de l’UNF (Union nautique française) que je tirais les premiers bords, en mettant le cap entre les tas de charbon pour chercher le vent.
Le CNIT, haut-lieu de la plaisance !
Le temps a passé et c’est lors d’un salon nautique, au CNIT à l’époque, que je fis l’acquisition de cet Optimist… en contreplaqué tout comme les Caravelle sur lesquelles j’ai passé de nombreuses heures. Ce matériau, le contreplaqué, doit être une marotte pour moi.
Le déclenchement de l’achat du yacht est dû aux cinq ans de ma fille ainée Olivia. Je lui prévoyais une grande aventure nautique. Quels parents n’ont pas rêvé que leurs progénitures suivent leurs traces ! Il faudra attendre encore deux ans pour la lâcher seule. En attendant, c’est mon neveu Frédéric (quelquefois moi-même) qui en a profité et qui accueillait fréquemment sa cousine à bord.
En son temps, ma fille cadette Virginie n’a jamais accroché. Le bateau penche, disait-elle !
Le plan d’eau était en Méditerranée, il se situait au-devant de la plage d’Aiguebelle sur la commune du Lavandou. La sécurité était assurée par les parents sur la rustine (c’est ainsi qu’avec mon ami Daniel l’on surnommait les pneumatiques) animée par un moteur Crescent refroidissement par air, marque suédoise rachetée par Volvo en 1973.
Cette aventure a duré cinq ans, ensuite la famille a passé les vacances d’été à l’étranger. La voile a été mise de côté. Alors l’Optimist a été hiverné… au sec au plafond du garage de Meudon.
Après avoir loué nombre d’années dans les immeubles Ponant sur la pointe des minimes en 2009 avec ma femme Chantal, nous nous installons à La Rochelle. Les petits enfants arrivaient en âge de naviguer. Les plus âgés ont profité des Hobie Cat de l’école de voile. Restait le plus jeune Lucas qui était prêt à embarquer. Il avait dit à sa mère :
Je veux bien monter sur l’Optimist, mais pas aller tout de suite en Amérique…
Le bateau est donc passé du garage de Meudon au plafond du garage de La Rochelle. Malheureusement lors du décrochage à Meudon, je me suis blessé et au lieu de navigation, cela aura été simplement un entretien du navire. Que faire ?
L’idée me trottait en tête, mais je n’osais pas sonner à la porte du Musée maritime en disant
J’ai un Optimist en bois, est-ce que cela vous intéresse ?
Une amie, récemment partie, me l’avait pourtant suggéré il y a déjà plusieurs années. Chance, sur la place Éric Tabarly, à l’été 2024, je rencontre les Amis du Musée maritime, voyant qu’ils étaient auprès de dériveurs en bois, dont une caravelle, je signale être en possession du bateau ici présent.
Les Amis vont le bichonner
Pressenti pour faire un don, je dis immédiatement que ce serait avec un grand plaisir de l’offrir. Il est complet à part les lattes et l’écoute de “grand-voile”. En effet, c’est un grand bonheur de voir que cet Optimist ne va pas disparaître et de savoir qu’il sera bichonné. Je suis sûr que La Rochelle sera son meilleur port ou encore meilleur havre (à dire en anglais).
J’espère que la présence de l’Optimist en ces lieux rappellera à certains souvenirs, compétitions peut-être…
Merci à tous ceux qui ont permis cette opération. Merci à messieurs Christian Vialle et Frédéric Morand, merci à tous les Amis du musée ainsi qu’au musée lui-même.
Vœux des Amis : des projets à foison pour 2025 et… 2026.
Par Philippe Deracourt
Bravant le froid, les Amis et leurs amis se sont retrouvés très nombreux pour un moment convivial et chaleureux ce samedi 18 janvier dans le hall qui abrite la collection de la Petite plaisance du Musée maritime.
Christian Maréchal, le président, était entouré d’Anna-Maria Spano, adjointe au maire de La Rochelle et de Cristina Baron, directrice du musée.
L’occasion de se féliciter de la richesse de l’association, de toutes ses activités et rendez-vous qui ont marqué l’année 2024 : nouvelle communication qui a permis de consolider et moderniser l’image de l’association, succès des Fêtes maritimes, déplacements avec nos bateaux, conférences, escapades…
Tous ces faits ont participé à développer l’attractivité, le rayonnement du musée.
L’année 2025 est apparue déjà riche de promesses : centenaire de la naissance de Bernard Moitessier, rallye, conférences, expo photo, et toutes les activités habituelles qui seront renouvelées et développées. Sans oublier les rendez-vous qui nous attendent chez nos amis dans d’autres ports et d’autres villes.
2026 : les 40 ans des Amis
L’association y travaille déjà. La ville de La Rochelle et son maire, rencontré en fin d’année, poursuivent leur soutien à notre action et s’engagent à nos côtés, avec La Rochelle-évènements, pour la réussite des 40 ans de l’association que nous célèbrerons tout au long de l’année 2026.
Ensemble au sein des Amis.
Le président s’est aussi adressé aux adhérents, précieux au sein des activités qu’ils pratiquent, pour souligner le besoin de partager et contribuer plus à la maison commune, de développer le partage associatif. Et d’ajouter : “Notre association est riche de compétences. Le travail en équipe est incontournable. N’oublions pas de se faire plaisir, les Amis sont là pour ça ! Préservons cette vie associative à laquelle nous tenons tant.”
La ville et le musée à nos côtés. Les Amis aux côtés du musée.
Anna-Maria Spano s’est engagée à poursuivre le soutien de la ville, notamment par les locaux mis à disposition, et à nous accompagner pour l’année des 40 ans.
Cristina Baron s’est félicitée de la hausse du nombre de visiteurs en 2024 qui a atteint le nombre reccord de 84 000 (+15%) et de l’ouverture de la boutique du musée. Elle a également souligné l’importance qu’elle attache à être désormais membre du conseil d’administration des Amis.
Les Amis sont nos ambassadeurs, enthousiastes et généreux
L’exposition « Génération Thalassa » sera un des grands rendez-vous de 2025.
Trois bateaux restaurés.
Enfin, la réception a permis de présenter les trois bateaux restaurés en 2024 : le Sharpie “will still be mine”, don d’Alain Barres après M. Antoine Guiraud, le Sprat “Du”, don de Mme Le Bour, et enfin l’Optimist “Chantal”, don de M. et Mme Cauwet, présents et qui ont raconté aux participants la belle histoire familiale de ce bateau. Nous reviendrons sur ce don généreux dans un prochain article.
La réception des vœux en images
Retour en images sur 2024
La Rochelle à l’époque des templiers
Visite guidée suivie d’une pause gourmande.
Leur ombre continue de planer sur la ville… Installés dans la cité dès le milieu du XIIe siècle, sous l’impulsion d’Aliénor d’Aquitaine, les justiciers de la terre sainte établissent leur commanderie à proximité du port. Devenus les maîtres de La Rochelle et les banquiers des rois au cœur de la province, ils développent un vaste réseau maritime et contribuent à l’essor commercial du port. Un voyage palpitant à travers le temps à la rencontre des aventuriers les plus secrets du Moyen Âge !
Inscription
Visite guidée ouverte à tous : 22 € pause gourmande comprise. Nombre de places limité à 25 Inscription obligatoire, de préférence en ligne ci-dessous Ou bien au Carré des Amis ou au 05 46 27 20 47 (L, Me, V, 14 h – 17 h).
Le rendez-vous est fixé à 14 h 30 devant la maison du Yacht Club Classique, au pied de la Tour Saint-Nicolas, ex-maison du Corps des Douanes, Fin de la visite : place de Verdun La visite dure environ 1 h 45 et se termine par une pause gourmande. En cas de pluie, cette visite guidée serait reportée.
En +
L’ordre du Temple naquit vers l’an 1119, autour de Hugues de Payens et de Geoffroy de Saint-Omer. La commanderie s’est implantée à l’époque où la ville recevait ses premiers privilèges (vers 1131-1137), son histoire demeure donc très liée à celle des Rochelais. « La Rochelle, bourg insignifiant au moment de l’établissement des Templiers, devint promptement une cité considérable, grâce aux concessions des ducs d’Aquitaine. La commanderie s’accrut en même temps que la ville, car les rois de France, les rois d’Angleterre, les seigneurs et les bourgeois comblaient l’ordre de dons et de privilèges » (Cf. La Revue poitevine et saintongeaise) À La Rochelle, les Templiers pouvaient faire embarquer pèlerins, troupes ou approvisionnements pour la Terre sainte. En 1150, la maison du Temple de La Rochelle s’élevait au milieu d’un enclos fermé. Elle possédait une grande chapelle avec cimetière et surtout de vastes entrepôts.
Rolling down to old Maui
Un chant de baleiniers dont les paroles seraient issues du carnet d’un marin américain, George Piper, embarqué sur un baleinier de 1844 à 1872. Mise en musique par Joanna Colcord (USA) en 1924. Reprise en français par Les Marins d’Iroise.
Ce qu’évoque ce chant
Au milieu du XIXᵉ siècle, les armateurs font construire des trois mâts conçus pour la chasse à la baleine. Les équipages partent en mer pour une durée de 4 à 6 mois. L’investissement est très rentable : la graisse des baleines est transformée en huile (pour l’éclairage) et les fanons se transformeront en « baleines » de parapluie ou pour guinder les corsets des belles de l’époque. La chasse commençait dans l’Océan Arctique à la limite des glaces (le Kamtchatka est situé à 57°N), puis les flottilles de baleiniers suivaient la migration des baleines vers le sud, jusque sous le tropique du Cancer (23°26’N). Là s’arrêtait la saison de chasse et dans la baie du port baleinier de Lahaina (île de Maui) pouvaient se retrouver jusqu’à 400 navires au mouillage dont les équipages profitaient enfin des plaisirs terrestres… Maui est une île de l’archipel d’Hawaï (127 îles et îlots) dans le Pacifique Nord.
Paroles
La vie est bien dure, les baleiniers, on aimerait bien accoster La tempête fait rage, on crève de froid, tombe la neige du Kamtchatka. En hissant les voiles et larguant les ris, cinglons vers la vieille Maui. Sur ce vieux rafiot, buvons du tafia et rentrons chez nous les gars. Refrain
Rolling down to old Maui, me boys (descendons vers le sud…) Rolling down to old Maui We’re home ward bound from the Arctic ground (nous rentrons des terres arctiques) Rolling down to old Maui
Nos mâts et nos vergues, pris dans la glace, le vent nous gerce la face Sur la mer arctique, les ponts sont gelés, nous glissons comme des damnés. Nous quitterons ce froid et ces vents maudits pour revoir la vieille Maui. Adieu les baleines et la mer glaciale, cinglons vers les tropicales. Refrain
Les vergues fendues, bômes arrachées, notre chasse est terminée. Ah ! Comme ils sont chauds ces vents alizés pour les pauvres baleiniers. Nous aurons bientôt des vents favorables pour rejoindre la vieille Maui. Là-bas, dans nos îles, mouillés dans la baie, nous pourrons enfin chanter. Refrain
Et dans les tavernes, les filles aux yeux noirs sauront nous rendre l’espoir. Nos cœurs en tressaillent, nous ferons ripaille et sèmerons la pagaille. Bercés dans les bras des filles d’Ohaii, nous chanterons la vieille Maui. Reçus comme des rois à notre tour, nous saurons parler d’amour. Refrain
Le samedi 11 janvier, les Amis du Musée maritime ont vibré au son de Vire et hop !, Cap ukul’ et Les Accords du large. Chants maritimes, musiques entraînantes et danses ont rythmé cette soirée festive. La piste de danse, pleine de vie, a témoigné de l’ambiance chaleureuse et conviviale. Grâce à l’implication des bénévoles, cette soirée mémorable a renforcé les liens entre participants et célébré le patrimoine maritime.