Une journée à  Coulon, au cœur du Marais Poitevin


Participation

Transport en co-voiturage au départ de La Rochelle (prévoir 6€ pour le chauffeur)
Tarif tout compris : 49€


Programme de la journée

Déjeuner au restaurant de la Repentie
MENU
Kir charentais
Farci maraichin et sa crème de chèvre chaud
Fondant de veau, sauce au pineau et sa poêlée vendéenne
Assiette aux 2 fromages du marais
Le poitevin et sa mousse pralinée
1/4 de vin et café

Promenade en barque d’1h30 avec un guide pour découvrir les charmes du Marais.
Goûter régional 

Dîner et conférence de Patrick Marchesseau, commandant du navire Le commandant Charcot et expert de la navigation polaire.

À l’hôtel Mercure de La Rochelle, salon OPS .

Il nous fera partager ses explorations, ses aventures, ses motivations, ses expériences, son amour pour la glace et les Inuits et sa fidélité à la compagnie du PONANT.


Participation :

Adhérents : 38€ – Non adhérents : 40€ 
Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47.


L’exploration maritime agrandit notre regard sur le monde…

…et le commandant Charcot va ouvrir de nouveaux horizons »


Le commandant Marchesseau a rejoint la Compagnie du Ponant en 2004 et s’est spécialisé dans la navigation dans les mers polaires Il est l’un des deux commandants du navire de haute exploration polaire de Ponant, le Commandant Charcot. A son bord, il se réjouit d’aller à la rencontre des Inuits et de
bénéficier de leurs enseignements sur le rapport de l’homme à la nature.
Un jour de 1987, lorsque de jeunes diplômés viennent présenter leur ambitieux projet de voilier de croisière aux étudiants de l’ENSM de Nantes, Patrick Marchesseau, encore élève, est loin d’imaginer qu’il prendra un jour la barre de cet élégant trois-mâts. Pourtant, comme les fondateurs de PONANT, il a
déjà cet amour de la mer et l’envie de partager avec des passagers les émotions de la découverte de rivages inaccessibles, de la rencontre avec des peuples lointains. La croisière donc. . Le rendez-vous avec PONANT a lieu au terme d’une riche décennie qui a fait de lui un marin aguerri. En décembre
2004, à Djibouti, il appareille pour les Seychelles à bord du trois-mâts emblématique de la compagnie. L’année 2009 offre un tournant décisif à sa carrière : « J’ai découvert l’Antarctique à bord du Diamant pour sa dernière saison aux couleurs de PONANT. J’avais très envie d’expérimenter la navigation dans les zones polaires, cette manière si particulière de mener son vaisseau près des glaces. J’ai été immédiatement conquis » confie le Commandant Marchesseau.
Cette révélation ne l’empêche pas d’embarquer en 2010 pour un tour du monde sur un catamaran solaire, le PlanetSolar, un prototype destiné à tester et promouvoir la propulsion à l’énergie solaire. « Les marins qui sillonnent le monde sont des témoins de la fragilité de l’environnement. Je désirais participer à cette expérience qui a aiguisé ma curiosité sur les écotechnologies appliquées à la navigation » précise-t-il. De retour chez PONANT, le commandant embarque à nouveau pour les pôles et étanche sa soif de découverte et de navigation dans les mers de glace : le Spitzberg, le Groenland, les passages du Nord-Ouest & du Nord-Est, la Tchoukotka et le Kamtchatka au Nord, la Géorgie du Sud, la péninsule antarctique au Sud… Ses émotions les plus fortes ? Il aime sentir vibrer en lui la fibre exploratrice des marins. Étudier les cartes, pousser l’étrave de son navire à travers le brouillard et manœuvrer
avec délicatesse pour découvrir une baie inconnue… . Bien sûr, il y a les destinations inédites mais aussi les rencontres possibles, celles qu’affectionnent les marins qui voguent vers les confins du monde. « Nous avons beaucoup à apprendre des Inuits. Leur rapport à la nature, l’équilibre qu’ils entretiennent avec leur environnement qui les nourrit et les abrite à la fois. » La découverte pure et simple de la banquise par les passagers lui tient à cœur : entendre la neige crisser sous les pieds ou sentir la morsure du vent glacé et se glisser ainsi, pendant quelques heures, dans la peau des plus grands explorateurs et des Inuits.


Patrick Marchesseau

Le Commandant Marchesseau a rejoint la Compagnie du Ponant en 2004 et s’est spécialisé dans la navigation dans les mers polaires. Il est l’un des deux commandants du navire de haute exploration polaire Ponant, le Commandant Charcot. À son bord, il se réjouit d’aller à la rencontre des Inuits et de bénéficier de leur enseignement sur le rapport de l’homme à la nature.

Auditorium du Musée maritime. Entrée face au musée. La Rochelle.

Les Amuse-Gueules Conteurs sont une association d’une douzaine de conteuses et conteurs amateurs et professionnels qui a vu le jour voilà plus de vingt ans et s’est ancrée à Périgny.


Participation :

Au chapeau
Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47. Un cocktail clôturera la soirée.


Une troupe qui nous fait rêver

Chaque année depuis 23 ans, ces passionnés organisent un festival qui d’« Au fil du conte » est devenu « Sur Paroles », maintenant décliné à chaque saison pour accueillir des conteuses et conteurs professionnels de toute la France et au-delà !

Tout au long de l’année, l’association anime des balades contées, des racontées en médiathèque, musée ou toute autre structure. Racontées à thème, comme « Les Filles ne s’en laissent pas conter », « les dits du Vin » ou « Cimetière m’était conté » ou histoires coup de cœur, vous trouverez le menu sur le site amusegueules-conteurs.fr

Conférence de Frédéric Blondeau, ancien officier de la Marine nationale

Le baptême de la ligne, ou encore baptême de l’équateur, est une fête organisée à bord d’un navire à l’occasion du passage de l’équateur terrestre par ce bateau. C’est une tradition immuable dans l’histoire des marines occidentales.


Participation :

Adhérents : 6€ – Non adhérents : 8€ 
Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47. Un cocktail clôturera la conférence.


Une tradition…

Le baptême marin est une cérémonie profane, parodique et carnavalesque au passage de certains endroits réputés dangereux ; seul, s’est transmis jusqu’à nous, en vivant témoignage d’une tradition en pleine force, celui qui était pratiqué à l’Équateur.
Autrefois le navire lui-même était soumis au baptême ; à présent, seuls, équipage et passagers le subissent selon un rituel qui s’est assez fidèlement transmis à travers les âges.
Bien que d’aucuns aient voulu rattacher le baptême aux rites de la Grèce antique (où il donnait lieu à un sacrifice humain), un rituel particulier ne semble apparaître qu’au XVIe siècle dans les marines des pays de langues latines, scandinaves ou anglo-saxonnes.
Le cadre de la cérémonie est fixé dès cette époque. Les variantes qui seront apportées dans le temps, selon les navires et les nations ne seront dues qu’au progrès ou à la fantaisie qui seule règle la cérémonie.
L’on voit apparaître un cortège ouvert par des gendarmes de la ligne suivis de Neptune et de sa femme Amphitrite. Les autres personnalités sont : l’évêque de la ligne Petrus Pompilus et ses enfants de chœur, l’astronome et le pilote munis de caricatures
des instruments de navigation, de cireurs, d’infirmiers, d’un juge et ses assesseurs et pour finir les sauvages.
Le cérémonial se déroule avec les rites suivants : serments, barbouillage, rasage, immersion et aspersion ; à moins que moyennant le versement d’une somme appelée « rachat », l’intéressé ne s’exempte partiellement des rigueurs de ces rites, rigueurs qui s’atténuèrent au cours des âges de la « cale » à une immersion à bord dans une piscine aménagée à cet effet.

 


Frédéric Blondeau

La culture maritime est aussi aux fourneaux et dans l’assiette !

Il ne s’agit en aucun cas d’un atelier traditionnel de Cuisine de la mer tel qu’il en a déjà existé sur des recettes relativement classiques, animé par un chef cuisinier. Mais plutôt d’une expérience d’autogestion menée en groupe pour expérimenter les recettes des flibustiers et pirates, forcément “épicées” à l’image de la vie qu’ils menaient : “une cuisine qui vous met la bouche en feu, réclamée par des braillards forts en gueule, tout droit sortis de l’enfer des canonnades et des abordages sanglants… Des alcools de feu, des plats comme une lave en fusion…” (Michel Le Bris).


Participation

Prévoir 10€


Précisions sur l’atelier

Quelques conditions et renseignements pour y participer :

  • Etre adhérent, adhésion à jour.
  • S’inscrire à l’Accueil des Amis.
  • Etre disponible de 9h à 15h environ, rangement et vaisselle accomplis.
  • Verser une participation de 10€.
  • Participer à la réunion de préparation la semaine précédente, un mardi ou un jeudi.

L’animation en est assurée par Josiane Ledru et Catherine Fougère.

Durant cet atelier les menus et ingrédients à acheter seront décidés et répartis entre les participants. C’est un atelier autogéré et il n’y a pas de chef de cuisine qui donne un cours.

  • Les frais sont répartis entre tous les participants.
  • Posséder le livre, la Cuisine des Flibustiers dont la couverture figure ci-après. Livre de poche à 10€. Si possible : le lire.
  • L’atelier se déroule salle Joseph Perraud, quartier de Fétilly, derrière l’Eglise Jeanne d’Arc, rue du Faisan à La Rochelle. L’espace de cuisine y est confortable. La salle est prévue pour un bon nombre de convives donc il est possible que certains participants soient obligés d’apporter du petit matériel de cuisine et ingrédients basiques.

Qui aurait pu imaginer les flibustiers en fins gastronomes ? Et pourtant : la cuisine créole d’aujourd’hui est née du creuset flibustier, miraculeux métissage d’influences. Il n’était pas rare, en effet, dans cette société nomade, haute en couleurs, de jeter l’ancre autour d’une table bien garnie. Acras de morue, cabri massalé ou matoutou de crabe invitent de concert à la découverte d’une des cuisines les plus originales qui soient : une cuisine épicée, à l’image de la vie qu’ils menaient.

Acheter le livre chez l’éditeur (pas chez A…)

Conférence de Jean-Alain Berlaud, membre des Amis du Musée maritime

Bernard Moitessier, un pur “voileux”, voyageur épris de liberté et écrivain talentueux, marqué pour la vie par sa jeunesse indochinoise et dont les récits ont déclenché chez ses lecteurs du monde entier des envies de parcourir le monde à la seule force du vent.
Ardent défenseur d’une navigation de plaisance sobre, il fut aussi un pionnier de l’écologie.


Participation :

Adhérents : 6€ – Non adhérents : 8€ 
Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47. Un cocktail clôturera la conférence.


Bernard Moitessier

Bernard Moitessier, né le 4 octobre 1925 à Hanoï est un navigateur et écrivain français. Il passe sa jeunesse au Vietnam où il pratique différents métiers.

En 1951, Moitessier entame une série de périples à la voile, qui le mèneront à Sumatra, à l’Ile Maurice, en Afrique du Sud, aux Antilles, en France puis en Polynésie. Cette longue aventure maritime a été ponctuée de nombreux naufrages dont le navigateur s’est toujours relevé, montrant une résilience à toute épreuve.

Il accomplit en 1966 avec son épouse Françoise, 126 jours de voyage entre la Polynésie et Alicante en passant par le Cap Horn, à bord de leur voilier le “Joshua”. Le couple bat ainsi le record de la plus longue traversée à la voile sans escale. Le navigateur en tirera un livre intitulé Cap Horn à la voile.

En août 1968, Bernard Moitessier prend part à la course du Golden Globe Challenge, un tour du monde par les 3 caps sans escale et sans assistance. Alors qu’il est prêt à remporter le trophée, le navigateur français, peu habité par l’esprit de compétition, choisit cependant d’abandonner la course et de poursuivre sa route dans les eaux du Pacifique: il accomplira une fois et demi le tour du monde, soit quelque 69 000 km en 300 jours de mer, la plus longue traversée en solitaire sans escale. Dix mois seul en mer qu’il retrace dans La longue route.

Bernard Moitessier s’installe ensuite en Polynésie puis en Californie où il essaie en vain d’écrire un nouveau livre. Lors d’un voyage en 1982 vers le Costa Rica, il fait naufrage et il se décide à céder le “Joshua” endommagé. Le navigateur grâce à la solidarité de ses amis, se fait construire un nouveau bateau, le “Tamata”. Il s’installe à Tahiti.

En 1987, il est le parrain de la première édition de la course à la voile du Vendée Globe créée par Philippe Jeantot.

En 1993, Bernard Moitessier, atteint d’un cancer, publie Tamata et l’Alliance, sa biographie.

Il s’éteint le 16 juin 1994 à Vanves dans les Hauts-de-Seine puis est inhumé dans le cimetière du Bono.


Françoise Moitessier à la radio-télévision suisse en 1972


Jean-Alain Berlaud

Professeur d’électronique et de microinformatique retraité, rochelais depuis 1968.
Adhérent des Amis depuis 2009 et second sur Joshua depuis 2013.
Jean-Alain a été animateur des bénévoles de l’équipe d’entretien de Joshua de 2013 à 2019.
« Je me suis passionné pour l’histoire de Bernard Moitessier à travers ses livres, ceux écrits par d’autres auteurs sur sa vie de navigateur et grâce aux multiples rencontres occasionnées par mes navigations sur Joshua. »

Une journée découverte et gustative.

Le p’tit Train de Saint-Trojan-les-Bains et le Buffet de la Gare vous proposent une déambulation gastronomique à bord de la rame prestige. A chaque étape, des explications historiques, environnementales ou des anecdotes viendront émailler votre repas. Au départ de la gare de Saint-Trojan-les-Bains, le p’tit train vous conduit sur 12kms aller-retour vers les plages les plus sauvages d’Oléron.


Participation

Transport en autocar au départ de La Rochelle
Tarif tout compris : 125€


Programme de la journée

9h30 : Départ de La Rochelle en direction de Saint-Trojan-les-Bains
DÉJEUNER A BORD DU PETIT TRAIN

Menu
Huîtres Marennes-Oléron (4 par personne, pain de seigle, beurre, citron)
Terrine du chef, pain de campagne, cornichons
Verrine de billes de melon (selon saison)
Salade de la mer (terrine de poissons, tomates cerise, sauce aurore)
Briochine de chèvre
Tiramisu revisité Pommes-Pineau
Café eau de source (25 cl par personne)
Vins charentais (blanc et rouge)

Retour à Saint-Trojan vers 16h00/16h30 avec un petit temps libre de 1h sur l’île
Vers 18h00 : retour à La Rochelle

Conférence de Jean-Philippe Platroz, explorateur

Découvrons ensemble l’Antarctique, ce continent gelé situé tout au sud de la Terre, les grands explorateurs qui ont marqué le territoire et la course effrénée pour la conquête du Pôle Sud.


Participation :

Adhérents : 6€ – Non adhérents : 8€ 
Inscription obligatoire : de préférence en ligne ci-dessous, ou bien au Carré des Amis ou par téléphone au 05 46 27 20 47. Un cocktail clôturera la conférence.


Une conquête singulière

Lors de son deuxième voyage autour du monde, le Capitaine James Cook sera le premier à franchir le cercle polaire antarctique, en 1773. Sans percevoir la terre, il sera confronté néanmoins à l’impressionnante densité des icebergs.

En 1820, des marins russes et britanniques ont aperçu pour la première fois la côte de l’Antarctique.

En 1839, Sir James Clark Ross a mené une expédition britannique et découvert la mer de Ross, nommée en son honneur.

Sensiblement en même temps, le contre-amiral Jules Dumont-D’Urville accostera et prendra possession de la Terre Adélie, au nom du Roi de France, Louis-Philippe

Par deux fois, au début du XXème siècle, le commandant Jean-Baptiste Charcot visitera et hibernera sur la péninsule Antarctique.

En 1910, Roald Amundsen sera le premier homme à atteindre le Pôle Sud avec succès.

Quelques explorateurs marquants de l’Antarctique : Robert Falcon Scott, Sir Ernest Shackleton, Douglas Mawson et Richard Byrd.

De nombreux scientifiques, chercheurs et explorateurs ont continué à étudier et à explorer l’Antarctique.

Depuis 1959, le continent est protégé par le Traité de l’Antarctique, prolongé depuis 1998 par le Protocole de Madrid, qui maintient la protection de la diversité et garantit au continent de rester une Terre de Paix de de Science.

Mais pour combien de temps ?

 – Les risques géopolitiques sont énormes et nouas tenterons d’en comprendre les enjeux,

 – La beauté naturelle de ce continent attire un nombre croissant de touristes. Là encore, ce n’est pas sans risque.


Jean-Philippe Platroz

Dès son plus jeune âge, Jean-Philippe Platroz est attiré par l’exploration du monde. Une carrière de presque trente années, dans une compagnie aérienne européenne, lui offrira l’opportunité de visiter chaque continent, y compris l’Antarctique. À la retraite depuis fin 2023, il a conseillé plusieurs pays sortant de situations de crises, afin de les aider à développer leurs industries touristiques, dans une optique de développement durable.

L’Assemblée générale 2024 des Amis a commencé par une AG extraordinaire dont les décisions principales ont été l’abandon du sigle AAMMLR pour une signature explicite « Les Amis du Musée maritime de La Rochelle » et le changement de la clôture de l’exercice désormais au 31 août pour faciliter la gestion sur l’année scolaire.

Dans son rapport moral, Christian Maréchal, le président, a évoqué l’année 2023 « riche et dynamique » avec le trophée Michel Rouillé, la remise à l’eau de Joshua, l’activité de restauration de la Petite plaisance, la participation à des événements nautiques. Il a rendu hommage aux membres du Conseil d’administration qui ont pris du recul et à Jacques Holville, ancien trésorier, décédé. Il s’est félicité des partenariats, notamment avec l’hôpital Marius Lacroix pour la restauration d’une Caravelle. Il a salué l’arrivée de nouvelles compétences dans l’association, notamment en informatique et au niveau de la communication permettant un tournant nécessaire pour s’adapter aux nouveaux usages.

Christian Maréchal a rappelé “l’inestimable apport du bénévolat, le don désintéressé de son temps, pour le fonctionnement efficace de l’association et sa contribution décisive à la création d’un patrimoine maritime.”

Signe de cette vitalité, le nombre d’adhérents progresse de 20%.

Les responsables des différentes activités ont présenté leurs ateliers montrant la grande diversité des propositions où chacun peut trouver ce qui lui convient.

Anna-Maria Spano, adjointe au maire chargée des musées, a réaffirmé le soutien de la ville et son souci de la pérennité du musée à travers le travail de l’équipe avec la préparation du projet scientifique et culturel pour obtenir le label musée de France, avec la montée en compétences des salariés, l’inventaire, les nouvelles acquisitions, les partenariats, la valorisation et la diffusion des richesses du musée.

Philippe Deracourt, chargé de la communication, a présenté la charte graphique, le nouveau logo et le travail en cours sur le nouveau site internet et sa déclinaison dans les bruits de coursive, la lettre des amis, etc.

Christian Maréchal a terminé par les projets de 2024 avec le gros morceau que sont les fêtes maritimes du 20 au 23 juin et un appel aux bénévoles.

Enfin, une équipe renforcée a été élue au Conseil d’administration (voir la liste)

Article rédigé par Yves Gaubert

par Christian Maréchal.

Un voilier prestigieux a rejoint la flottille de la petite plaisance des Amis du Musée maritime : un Tornado. Ce catamaran de régates, médaille d’or aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988, avec Nicolas Hénard et Jean-Yves Le Deroff, est offert par la Fédération Française de Voile (FFV) . Son président, Jean-Luc Dénéchau, l’a proposé aux Amis et au musée dans un courrier datant du 19 octobre 2023. Ce don a été accepté par les Amis et la directrice musée.

Une machine de course

Le Tornado a été dessiné par l’architecte britannique Rodney March à l’automne 1966 avec l’objectif d’en faire une série olympique, la mise au point fut assurée par Terry Pierce et Reg White.

Il fut conçu pour une construction en contreplaqué ployé, technique simple, accessible aux amateurs, qui a permis de réaliser un bateau «léger» bien avant la disponibilité des composites.

Entrant dans la Classe B de l’IYRU (International Yacht Racing Union) (longueur de 20 pieds), il fut sélec-tionné comme série olympique. C’est à Montréal en 1976 qu’il participa à ses premiers JO et c’est à Quindao en Chine qu’il acheva sa carrière olympique lors des JO de Pékin en 2012.

Construit à partir de 1968, il a depuis évolué avec l’adoption d’un second trapèze et d’un spinnaker.

Le bateau n’aime pas les petits airs ! Il possède une puissance étonnante, délicat à faire virer, très technique, le Tornado est conseillé aux équipages athlétiques expérimentés.

Au près, à plus de 15 nœuds, le Tornado tutoie les 30 nœuds au portant !

Le Tornado est une machine de course avec des ressources aux limites toujours difficiles à atteindre.

L’accastillage, doit résister à des efforts colossaux. Il a été conçu pour que tout puisse être réglé à pleine vitesse, d’où une certaine complexité et un entretien demandant des connaissances en mécanique… et du temps !

L’entretien du bateau est lourd et les manutentions contraignantes.

Par souci d’équité tous les bateaux de compétition sont «jaugés». Chaque bateau doit être conforme à sa définition, aux plans établis par l’architecte et reconnus par l’association des propriétaires comme références… Cette opération se fait dans des conditions bien précises (prêt à naviguer, équipements à bord – sauf les voiles, taux de séchage en particulier).

Construit en Suède au Sail Center of Sweden – Marström, le F 209 a été livré en novembre 1987.

Première jauge en Suède, le 10 novembre 1987, poids correctif de 5 kg (le bateau était trop léger par rapport au poids minimum). Le lest imposé (plomb) est généralement installé en pied de mât.

Tout au long de leur vie de régates les bateaux sont rejaugés. Le Tornado F 209 a été jaugé le 22 avril 1988, le 4 juillet 1997, le 20 novembre 2000, le poids correcteur a été ramené progressivement à 2,2 kg (au fil du temps les bateaux s’alourdissent… il y a toujours un peu d’humidité dans les structures).

Lors de la semaine de Hyères, en avril 1988, le bateau fait des merveilles. Il a été décidé de le mettre «au chaud», il ne sera utilisé que pour les JO. Même la phase d’entraînement sur place se déroulera avec le «mulet» afin d’éviter toute casse intempestive, tant les conditions de vent et de mer sont dantesques à Pusan.

Les Jeux olympiques de Séoul

Les régates sont organisées à Pusan à 500 km de Séoul, du 20 au 27 septembre 1988. 378 régatiers de 60 pays dans 8 séries. Ces Jeux seront un grand cru pour l’équipe de France, avec deux médailles d’or, l’une en 470 pour Peponnet/Pillot et l’autre en Tornado pour Jean-Yves Le Deroff et Nicolas Hénard.

Le typhon annoncé ne déferla pas sur Pusan et les régates purent se dérouler… dans des conditions musclées : vent de 15 à 25 nœuds, un fort courant (le tsushima, jusqu’à 4 nœuds), tout pour créer une mer formée voire démontée, cadre marquant de ces épreuves de voile.

J-Y. Le Deroff et N. Hénard domineront ces JO de la tête et des épaules au terme d’une préparation très bien planifiée : pas de place au hasard ! Rigueur et détermination peuvent résumer cette préparation olympique. L’équipage sera entouré et même choyé par les préparateurs du matériel. L’anecdote : une fissure apparaît sur la poutre du bateau, les préparateurs surveilleront de près la fissure mesurant son évolution tous les jours mais décideront, pour ne pas perturber l’équipage de ne pas changer cette poutre et ne diront rien à Jean-Yves et Nicolas… le préparateur mental, le kiné, le spécialiste en règlements…n’auront pas trop de boulot avec le duo, tout est calé, tout est clair ils savent pourquoi ils sont là.

La domination est telle que les navigations sont faites dans la prudence la plus complète, pas de prise de risques. Tout est inspecté, réfléchi dans le sens de la fiabilisation. Il ne faudra pas casser ! Ces Jeux seront ceux de Jean-Yves et Nicolas : préparation minutieuse, détermination, grande forme.

Les conditions musclées sont faites pour eux : Manche 1, 2’30’’ d’avance, cela donnera le ton. Manche 2, 9e position au premier passage au vent, seconds à l’arrivée. Manche 6 et avant-dernière manche, il «suffit» de terminer dans les 10 premiers pour l’emporter départ en retrait, 17e au premier passage au vent, sur le premier largue les français avalent onze concurrents, 6e à la bouée. Puis 5e, c’est fait, l’or est dans la poche.

La carrière olympique du F209 s’arrêtera en 1988

Le bateau ne sera plus utilisé pour les JO, mais il restera pendant encore 3 olympiades dans les matériels de l’équipe de France.

En 1992, le bateau médaillé est ressorti pour la préparation aux JO de Barcelone, mais le choix d’Yves Loday et de Nicolas Hénard s’orientera vers un autre bateau. Ils gagneront la médaille d’or

En 1996, pour les JO d’Atlanta le bateau est ressorti pour la préparation finale, mais ne sera pas choisi par Fred Le Peutrec et Franck Citeau qui préfèrent utiliser un bateau plus récent.

En 2000, pour les JO de Sydney un container est préparé dès 1997 et envoyé à Sydney avec 4 Tornado, dont le F 209, pour les entraînements.

Lors de la préparation olympique 2004, le bateau sera confié à un jeune équipage du pôle France qui fait ses débuts dans l’olympisme. Refus de tribord : le bateau est cassé. Puis de mauvaises conditions de stockage seront la cause du décollement du pont. Le renfort en aluminium (dans lequel l’accastillage est vissé) situé sous le pont s’effeuillera suite aux effets galvaniques favorisés par l’eau salée. Le pont commence à se soulever poussé par le gonflement de l’aluminium. Reprise en main du bateau par le chantier suédois Marström pour un premier refit. Ensuite le bateau, promis à plusieurs reprises à une exposition dans un musée, sera stocké à l’École Nationale de Voile à Quiberon. out est stocké à l’abri : coque, accastillage, mât, bôme, safrans, dérives… Ainsi en 2019, lorsque le bateau doit être exposé au musée de la Marine, la restauration du bateau est entreprise. Coques, dérives, têtes de safran, mât, câbles, accastillage de pont, compas, bôme, barre de liaison sont d’origine. Un trampoline a été refait à l’identique ainsi que 2 safrans.

Le F 209 va continuer sa retraite tranquille à La Rochelle, venant augmenter la collection de la Petite Plaisance. L’histoire du F 209 va encore rayonner auprès des «voileux», et montrer aux jeunes ce que la voile peut apporter comme objectif personnel, ouverture vers l’aventure et respect de la nature.

Rédigé à partir des documents et photos fournis par la FFV, des extraits des revues Voiles et Voiliers n° 93 et du Chasse-Marée n° 215.

Un Tornado photographié à Cowes par Beken en I968

                                                                                                                                                        

Une vraie caverne d’Ali Baba

Par Richard Lick – Photos Yves Gaubert

Dans le Musée Maritime, vous trouvez des maquettes absolument partout. Dans les vitrines, là où l’on s’attend à les voir, mais aussi dans chaque salle, chaque pavillon, chaque recoin.
Elles montrent jusque dans les moindres détails des navires disparus ou des scènes entières comme l’Encan (l’ancienne criée) ou le slipway dans les années 1970, œuvre magnifique réalisée par Serge Robigo et Éric Chaumeton. Il y a aussi des collections de modèles, parfois navigants, réalisés sur place ou donnés par des tiers. Il y a aussi tout ce que l’on ne voit pas ou rarement, ceux des étagères de l’atelier ou ceux… des bureaux administratifs.

Tant et si bien que les maquettistes du musée ne réalisent plus guère de maquettes. Ils ont assez à restaurer et à entretenir l’existant. Cependant ils font aussi beaucoup d’autres choses comme nous allons le découvrir.

Actuellement, deux personnes travaillent à l’atelier des petits modèles.

Éric Chaumeton travaille au musée depuis 1995. Mais il fabrique des maquettes (bateaux, maisons, trains,…) depuis l’âge de douze ans. Il a passé son CAP de menuisier à Orléans.

Aujourd’hui il a soixante-trois ans. C’est un homme pas-sionné par son travail.

Raphaëlle Saucet n’en a que vingt, mais elle est titulaire d’un brevet des métiers d’art, option ébénisterie et a déjà effectué plusieurs stages, notamment au Musée maritime de Barcelone et chez l’ami Bruno Barbara (Chantier Candela). Elle connaît donc aussi la charpenterie navale. Je ne serais pas surpris qu’elle soit la relève !

Vous ai-je dit que nos deux compères faisaient beaucoup d’autres choses que des maquettes ? La visite de la «salle pédagogique» vous est recommandée, c’est dans le dernier pavillon au sud.

Bien évidemment il y a des maquettes partout mais je vous invite à visiter le coin lecture, construit comme un carré de navire. Admirez aussi tous ces jeux qu’ils ont conçus et fabriqués. On peut mateloter, jouer avec des petits bateaux et comprendre leur fonctionnement, s’intéresser aux nuages, simuler l’érosion des sols ou bientôt les marées. Il y a même un astrolabe en bois et laiton réalisé par Raphaëlle. Et puis il y a les jeux de société, style longs courriers, environ 3 mètres sur 3. Dans leurs attributions, on trouve aussi tout un travail «invisible», réparer les meubles du France1 ou refaire les rideaux…

Par beau temps, la porte de l’atelier est remplacée par une simple corde. Ainsi les visiteurs peuvent-ils entrevoir ce capharnaüm qui, vu de plus près, s’avère parfaitement rangé et d’un fascinant contenu. Bref, il y aurait là de quoi faire un atelier visitable ou au minimum une Salle des Petits Modèles !

Texte et traduction anglaise de Marie Guélain. Article paru dans la Lettre des Amis n°98.

Les Amis ont accueilli en septembre dernier Christopher Tucker et son épouse Susanne venus à La Rochelle pour visiter le musée maritime et DAMIEN. Ils connaissaient certes l’aventure du voyage de Janichon et Poncet mais pas le bateau qu’ils n’avaient connu que sur plans. Ce fut une surprise des plus agréables pour Christopher de découvrir que Damien était tout ce que son père avait imaginé et développé pour la coque, le pont, la voilure, les aménagements, le confort, la flottabilité et la résistance des matériaux.

Il restait admiratif pour les Amis qui avaient pu conserver les mêmes éléments et principes pour sa restauration. Christopher et Susanne Tucker ont promis de revenir bientôt à La Rochelle pour naviguer sur Damien. Ils ont exprimé cependant une petite déception pour l’absence de référence à Robert Tucker dans l’exposition. La reconnaissance de ses talents est attestée par le nombre de bateaux Tucker répartis sur toutes les mers du monde.

Sa biographie transmise par son fils aîné Anthony (que nous remercions chaleureusement) présente les facultés d’ingéniosité et d’instinct de Robert Tucker en matière de plaisance.

Fils d’un manœuvre de chantier naval, Robert H. Tucker, l’aîné d’une famille de sept enfants, naquit le 7 octobre 1923 à Gillingham dans le comté de Kent. Il suivit les cours de l’école locale puis, en 1939, s’inscrivit comme apprenti-charpentier au Royal College of Naval Constructors (bureau d’architecture de la Royal Navy) dans le chantier naval de Chatham. Pendant la dernière guerre, il travailla sur des unités de surface et des sous-marins.

En 1944, appelé, il sert 14 mois dans la RAF puis retourne au chantier de Chatham. Il suit en même temps un cours de physique à l’université de Glasgow. Après la guerre, c’est au département de recherche d’Eddiswan à Enfield Wash (Middlesex) qu’il travaille sur des diodes thermoïoniques (encore utilisées dans les radios et les amplificateurs modernes).

En 1946, il épouse Elsie Knotts qui travaille aussi pour Eddiswan. Recruté par l’Institute of Electric Engineers, il devient assistant rédacteur de leurs publications techniques.

Début des années 1950, il commence à dessiner des petits bateaux de plaisance sur une petite planche à dessin placée sur la table de cuisine. En 1953, le Silhouette16’6’’ a les honneurs de la revue «Yachting Monthly». C’est le premier petit «bateau de poche» que peut s’offrir l’anglais moyen. Ce modèle, accessible à la construction amateur, rencontre un franc succès. Il sera suivi, en 1957, par le Silhouette II reconnaissable par sa tonture sinueuse. Construit tant par des professionnels que par des amateurs, ce fut le premier bateau à aileron de quille. Le contreplaqué devient le principal matériau utilisé dans la construction de masse et accélère la révolution de la plaisance.

Avec le démarrage de Silhouette II, d’autres plans Robert Tucker suivirent et beaucoup de ces bateaux devinrent populaires dans le milieu de la plaisance.

De Caprice et Ballerina à JSB (Jean-Sébastien Bach, le premier des Damien français), plusieurs plans portèrent des noms associés à la musique et se sont révélés des bateaux marins très compétents. Ils ont été souvent associés à la haute mer et à des voyages dépassant les exigences de la Recreational Craft Directive (directives sur la navigation de plaisance).

Tucker resta à l’IEE jusqu’en 1961 et décida ensuite de travailler à plein temps comme architecte naval. Il déménagea à Southbury, Enfield Town où il disposait d’un espace de travail. Dans les années 1960 lorsque le polyester renforcé commençait à remplacer le contreplaqué, Robert Tucker adapta certains de ses plans à ce matériau et d’autres furent directement construits en polyester. Des unités dessinées par Tucker étaient en construction dans 49 pays. En 1969, il engage comme apprenti son plus jeune fils Anthony qui dirige aujourd’hui le chantier.

Robert Tucker n’est pas connu comme architecte de bateaux à moteur, cependant ceux qu’il a dessinés : Bell 27, Moonraker 36, Seejen 18 (vainqueur de la classe Offshore IIID en 1972), Lochin 33, etc. restent encore bien présents et on en construit encore. À la fin des années 1960, il s’intéresse aussi à l’acier et au ferro-ciment. En particulier, il développe le système de construction à bouchain vif utilisable tant par les amateurs que les professionnels.

Il prit une semi-retraite en 1978 et s’impliqua dans une société spécialisée dans la transformation de péniches hollandaises en bateaux-hôtels navigant sur les canaux intérieurs.

Des problèmes de santé mentale et physique se manifestèrent, il mourut d’une attaque cardiaque en 1998. Trois enfants lui survivront dont Anthony qui prend la direction de l’entreprise de son père.

On se souviendra de Robert Tucker pour les «pocket cruisers» en contreplaqué et polyester, leurs qualités marines, l’introduction des quilles à aileron pour la plaisance encore d’actualité aujourd’hui.

ET NOTRE DAMIEN DANS CE PAYSAGE ?

C’est Jérôme Poncet qui raconte son coup de cœur :

«Je me souviens très bien de cette fin de journée d’automne 1963, passée en montagne, lorsque deux frères d’une famille amie de la nôtre me font part de leur projet de construire un bateau et de partir «Autour du Monde» ! J’avais 17 ans, les pressions pour choisir une direction dans la vie devenaient pesantes… ce fut l’éclair : celui qui illumine tout, celui qui foudroie les institutions et laisse un chemin tout blanc que l’on oblige de suivre sans alternative. Les deux frères, Alan et Pierre Lederlin, étaient déjà en contact avec Robert Tucker, qui, avec le cahier de charge livra les plans d’un bateau de 10 mètres, performant, léger, et en bois moulé pour être construit par des amateurs. J’avais plus de connaissances nautiques qui m’ont servi tout simplement à approuver le projet et à reconnaître que tout était bien pensé. Dans les mois qui suivirent, je «recrutais» mon camarade d’école Gérard, et le premier but fut de sauver tout l’argent que nous pouvions pour acheter le double des plans du Damien. Nous avons donc contacté Robert Tucker par courrier, mais nous ne l’avons jamais rencontré. Pendant ce temps les deux frères étant un peu plus âgés que nous et compétents dans le travail du bois, s’étaient mis à l’ouvrage dans un hangar qu’ils avaient construit sur la propriété de leurs parents dans la région de Grenoble. Nous les visitions régulièrement, c’est petit à petit que nous avons vu naître les formes élégantes du bateau, mais pour nous, il n’était pas envisageable de construire la coque, nous voulions un chantier. Dans un sens, nous prenions du retard car il fallait pouvoir économiser pour pouvoir payer la première traite au chantier Desborde (Nautic Saintonge) à Saujon, mais il est intéressant de noter qu’au final Damien fut prêt un an avant le «Jean-Sébastien» (à cause du musicien), avec à peu près le même investissement financier.

«Jean-Sébastien» fut mis à l’eau alors que nous étions déjà de l’autre côté de l’Atlantique, il fit sa période d’essai en Méditerranée, et puis sur le grand départ, en route vers Casablanca, il fut éperonné par un ferry et disparut. Les deux frères s’en sortirent grâce au canot de sauvetage, mais cinq années de dur labeur, de beau travail, de rêves avaient disparu…il faut beaucoup de résilience pour s’en remettre.»

Départ de LR 1969 et retour LR 1973

Robert Tucker fut membre associé du Royal Institute of Naval Architects (RINA) et joua un rôle actif dans le comité des Yacht Brokers, Designer and Surveyors Association (YBDSA). Il aimait la musique classique dont il avait une connaissance profonde et jouait brillamment du piano.

Retrouvez cet article illustré dans La Lettre des Amis n°98