Un grand commerce maritime au Moyen Âge.

À la fin du XIIe siècle, un commerce vinaire se met en place entre Saint-Jean-d’Angély et l’Angleterre. Après la perte de la rive nord de la Charente au traité de Paris (1259), les Anglais ne s’approvisionnent plus qu’occasionnellement en Basse-Saintonge. Aussi Saint-Jean-d’Angély se tourne vers la Flandre, qui devient rapidement son premier marché d’exportation.

Face à l’expansion de ce trafic vinaire qui perdure jusqu’aux premières années de la guerre de Cent Ans, la commune de Saint-Jean-d’Angély se dote d’un port moderne sur la Boutonne, « Orgueillet »,  navigable jusqu’à son point de confluence avec la Charente.

C’est dans l’estuaire de ce fleuve que les gros navires de l’époque, les cogues, chargent les tonneaux en provenance de Saint-Jean-d’Angély pour gagner, au-delà des havres normands (Rouen, Dieppe), les ports de Gravelines,  Dunkerque, Bruges, à partir desquels le vin angérien est redistribué dans toutes les grandes villes flamandes (Gand, Ypres, Lille, Douai) et, au-delà, dans le Saint empire romain germanique. On retrouve même du « vin de Saint-Jean » en Pologne !


En pratique

Lieu : auditorium du Musée maritime.
Participation adhérents : 6 € / Non-adhérents : 8 € / Étudiants : 5 €
Inscription de préférence en ligne ci-dessous
Au Carré des Amis ou au 05 46 27 20 47 (L, Me, V, 14 h – 17 h)


Le conférencier

Né en 1980 à La Rochelle, Denis Gandouet est professeur d’histoire-géographie au lycée Audouin-Dubreuil à Saint-Jean-d’Angély depuis 2006.
Il est Vice-président de la Société rochelaise d’histoire moderne et contemporaine et auteur de nombreux articles dans sa revue Écrits d’ouest depuis 2005.
Auteur de Saint-Jean-d’Angély, la Saintonge et le vin au Moyen Âge, de l’essor au siècle d’or (Xᵉ – milieu du XIVe siècle), La Crèche, La Geste, 2023, collection PUNA.


Cet ouvrage présente le « monde du vin » à Saint-Jean-d’Angély au Moyen Âge. Constitué des communautés juive et lombarde, des marchands et courtiers sans oublier les viticulteurs et tonneliers angériens, le secteur viticole a fait la fortune de la ville et de sa région.


Cogue ou cogge nordique du XIIIème siècle
sur laquelle s’effectue le transport des vins de Saint-Jean

Réservée aux nouveaux adhérents

Nous sommes très heureux d’accueillir de nouveaux adhérents au sein de l’association et nous avons le plaisir de les inviter à une visite guidée gratuite du Musée maritime.

Nous serons accompagnés par un guide-conférencier et par Cristina Baron, directrice du musée.

Enfin, la visite se prolongera autour du verre de l’amitié au cours duquel vous pourrez échanger avec les responsables de l’association.

En pratique

Lieu : Musée maritime.
Inscription de préférence en ligne ci-dessous
Au Carré des Amis ou au 05 46 27 20 47 (L, Me, V, 14 h – 17 h)

Le maitre principal Thibaut vous propose de découvrir le milieu très fermé des sous-marins nucléaires français, piliers de la dissuasion et de la souveraineté de notre pays.

Au travers cette conférence, nous aborderons les dimensions techniques et stratégiques de ces bâtiments d’exception. Comment la France a-t-elle développé une flotte parmi les plus performantes du monde ? Quels sont les défis liés à leur conception, leur maintenance et leur déploiement ? Le conférencier partagera ses connaissances pour éclairer le public sur des questions comme :

  • La différence entre les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE).
  • L’évolution technologique de la flotte française en plein renouvellement.
  • La vie de ces hommes volontaires exerçant un métier si particulier.

Plongez au cœur des profondeurs maritimes et devenez « oreille d’or » afin de tenter d’analyser les différents sons perceptibles depuis les sonars embarqués.


En pratique

Lieu : auditorium du Musée maritime.
Participation adhérents : 6 € / Non-adhérents : 8 € / Étudiants : 5 €
Inscription de préférence en ligne ci-dessous
Au Carré des Amis ou au 05 46 27 20 47 (L, Me, V, 14 h – 17 h)


Le conférencier

Le maître principal Thibaut s’engage dans la Marine nationale en 2001 comme mécanicien naval. Il embarque sur plusieurs navires de surface avant de rejoindre, en 2006, les forces sous-marines. Il devient atomicien machine après deux années de formation sur les sous-marins nucléaires d’attaque. En 2014, il passe le concours de maître de central des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. En 2018, après avoir passé environ 16 000 heures en plongée, il regagne sa terre natale rochelaise où il est désigné comme chef du CIRFA Marine.
Véritable passionné de la mer, il continue de naviguer régulièrement sur son voilier sur lequel il embarque parfois de jeunes futurs candidats pour la Marine nationale. 


Blasons de sous-marins

L’auteur et marin a passionné et fait rêver l’auditoire des Amis lors de la soirée du 17 octobre.

Hélène Leblanc, membre des Amis, a réalisé de belles aquarelles qui accompagneront Fabien dans ses voyages imaginaires, et pourtant si réels.

Photos Michel Hontaredde. Aquarelles Hélène Leblanc (reproduction interdite)

C’est un spectacle de contes de la mer et de contes de la terre, et tout se passe
en Charente-Maritime (avec parfois un peu de patois). Il y a des contes tirés du
répertoire traditionnel, chargés en émotion et aussi des contes légers pour garder
le plaisir du rire. Tous parlent de valeurs humaines et de force de vie.
Les contes sont tous accompagnés de musique et de chansons.

Conteuse : Véronique BOTTON
Musicien/ chanteur Patrick BASSET

En pratique

Lieu : auditorium du Musée maritime.
Participation au chapeau.
Inscription au Carré des Amis ou au 05 46 27 20 47

Les contes

Il est question d’une forte amitié entre deux marins et de leurs escales au café du port à La Pallice – On y parle du 1ᵉʳ passeur de la pointe de la fumée à l’île d’Aix avant le bac transbordeur – Une histoire de promesse faite à une sirène par un pêcheur près de La Rochelle – Dans les bois de Thézac, une histoire forte d’amour – Près de l’Abbaye de Sablanceaux l’histoire d’une vieille charentaise qui buvait du lait 6 « co » (coups) par jour – et pour finir une histoire de village : petit arrangement du curé avec les confessions.

Photographies des lauréats du Défi photo des Fêtes maritimes 2024 exposées au Musée maritime de La Rochelle.

Publiées sur notre site en juin, ces photographies trouvent un écrin naturel au Musée maritime.

Horaires du musée (vacances scolaires de la Toussaint)

  • Mar. Mer. Jeu. Ven. & Dim. : ouvert de 10 h à 18 h
  • Samedi : ouvert de 14 h à 18 h
  • Lundi : fermeture hebdomadaire

Les Lauréats
1ᵉʳ : Didier Pinson, 2ᵉ : Thierry Soumagnac, 3ᵉ : Michel Hontarrede, 4ᵉ : Marie Monbrun, 5ᵉ : Jacques Lancereau.

Primés : Olivier Lhopez, Christophe Marty, Larnacœur, Bénédicte Dunoyer, Pierre-Yves Landouer.

Par Jean-Alain Berlaud

De passage au Grand Pavois, Antoine nous a rendu visite.

J’avais accueilli Antoine sur Joshua (il avait rencontré plusieurs fois Bernard Moitessier en Polynésie) et au chantier de restauration de Damien, à l’occasion de son passage à La Rochelle pour présenter son film de voyage dans le cycle “connaissance du monde”.

Il était très heureux de revoir les deux bateaux, notamment Damien, car c’est au hasard d’un voyage en train, guitare sur le dos, et ayant du temps entre deux correspondances, qu’il avait fait un saut au Grand Pavois, qui célébrait cette année-là le retour de Gérard Janichon et Jérôme Poncet sur Damien.

Cette rencontre avait déclenché chez lui un désir de voyage à la voile. Son premier bateau était Om, une goélette plan Joubert fabriquée par le chantier META, un Damien II.

J’avais repéré ce Sharpie 9m² dès mon arrivée à l’atelier de la petite plaisance. Il était en mauvais état, mais c’était un précieux témoin des constructions de la Seconde Guerre mondiale.

Sa précédente restauration datait de 1985 et sa dernière navigation remontait au trophée d’août 2019 au cours duquel il avait sombré sous les pieds d’une vieille gloire rochelaise. Un rapport Drac de mai 2023 résumait l’état de conservation en peu de mots : mauvais état de conservation ; inapte à la navigation !

L’état général du bateau était effectivement assez médiocre : deux fentes dans le bordé, une sur chaque bord, une pièce d’étrave plutôt mal arrimée et surtout très fuyarde, des listons pourris à l’étrave, une varangue arrière gercée profondément, des joints de pont craquelés, des trous un peu partout dans les pièces de hiloire et de cockpit, des traces de vernis, une peinture écaillée et en passe de quitter le bord, de nombreuses pièces d’accastillage en acier très largement rouillées et contaminant le bois des espars.

Au travail !

Philippe et Bertand à l’ouvrage

Philippe Écotière et moi-même constituons une équipe à la mi-novembre 2023 et en avant ! Dix mois et 360 heures plus tard, le Sharpie brille comme un sou neuf. Tout l’acier rouillé – axes, boulons, écrous, aiguillot – a été déposé et remplacé par de l’inox, les haubans et l’étai piqués de rouille et généreusement garnis de « gendarmes » sont changés, les pièces en laiton sont décapées à la main, jusqu’au magnifique croissant de bôme certainement d’origine. Les trous et autres fissures sont bouchés : lattes de bois massif ajustées aux fentes dans le bordé, enduit ailleurs ; pièce d’étrave vissée et coutures calfatées. De la pointe de la dérive à la tête du mât, tout a été décapé, puis repeint ou vernis. Une attention toute particulière a été portée à l’aspect de surface de la coque et des fonds : l’enduisage a été soigné, car la couleur blanche révèle très bien le moindre défaut. Une écoute neuve et un vrai palan de relevage de la dérive ont marqué le point final de ce chantier.

Voilà, nous sommes fiers du résultat. Il ne reste plus qu’à le faire naviguer, parce que comme disait un vieux marin-pêcheur dans ma Bretagne natale, parlant de l’océan : « l’eau c’est fait pour naviguer ; y en a qui en usent pour se laver, on dit même qu’il y en aurait qui en boivent ».

La restauration en photos

Les Amis du Musée maritime étaient présents, ce samedi 28 septembre, sous un beau soleil d’automne, pour fêter le retour sur l’eau et les 80 ans du Frépat lors de la journée organisée par l’association des Vieux gréements du port du Plomb à l’Houmeau.
Le Frépat, classé bateau d’intérêt patrimonial, a bénéficié d’une belle restauration.
Une jolie parade nautique a marqué la journée.
L’atelier petite plaisance des Amis a présenté un bateau de sa collection, le Cadet, qui nous a été offert par une habitante de l’Houmeau. En savoir plus sur le Cadet

Photos Frédéric Monbrun (Frépat) et Pascal Fossey (Cadet)

La Petite plaisance propose à ses amis de nous regrouper sur la plage des Sablanceaux (Ile de Ré) pour un pique-nique le samedi 19 octobre 2024. Retrouvez ici la sortie 2023.
Faites-nous vite savoir si vous souhaitez naviguer sur un bateau habitable. Un semi-rigide permettra de vous débarquer à terre.
Pour ceux qui souhaitent participer à ce pique-nique sans naviguer, nous vous proposons de nous rejoindre sur l’ile de Ré, à vélo, en bus, voire en covoiturage.
Un apéritif sera offert par notre association.

5 façons de participer !

  • Avec votre bateau habitable en embarquant X équipiers,
  • Équipier d’un bateau habitable,
  • Par vos propres moyens, à vélo ou en bus,
  • En voiture en prenant X passagers,
  • Passager d’une voiture.

S’organiser

Les horaires de marée : PM  6:18, 18:42.  BM 12:40.  Coeff 111. Pour les navigateurs, le rendez-vous de départ est aux Minimes à 10h. Le pique-nique devra débuter vers 12:30 pour un retour à La Rochelle vers 17 heures.
Évidemment, cette proposition est sous réserve d’une météo clémente.

Merci de répondre avant le 12 octobre à cette invitation en précisant, pour chaque participant, comment vous participerez en répondant au questionnaire en ligne ci-dessous de préférence ou auprès de Christian Vialle vialle.christian@wanadoo.fr

par Christian Vialle

Les amis de la Petite plaisance sont fiers de vous présenter leur dernière restauration, un SPRAT.
Nous avions eu le coup de cœur lorsque Sylvie Le Bour en a fait le don à l’association et très vite une équipe s’est formée autour d’Olivier Nauton pour établir le cahier des charges.

Nous le savions, au fil des années, le contre-plaqué de ce type de bateau se délamine et les clous en acier galvanisé ayant servi au montage rouillent et endommagent le bois. En dehors de l’étrave, lisses, serres et varangues, de nouvelles pièces ont été fabriquées puis fixées par des vis en inox. Ce travail a été largement facilité par les plans de constructions fournis par notre donatrice. Un état descriptif de la restauration sera prochainement publié. Le gréement, quant à lui, était en parfait état, aussi bien le mât que la bôme, la livarde et la voile. Une simple rénovation a été suffisante.
Nous avons donc pu le reconstruire, à l’identique, en respectant même les couleurs de la coque, vernis à l’intérieur et noire à l’extérieur. Ce bateau, baptisé DU, noir en breton, gardera son nom. Il sera mis à l’eau en début d’automne avec d’autres bateaux restaurés au cours de l’année.
Un grand merci à Sylvie Le Bour mais aussi à Olivier Nauton, Christophe Basile, Franck Brochard, Jean-Paul Payolle, Raymond Bolzinger, Christian Vialle et tous les amis qui ont participé à la restauration.

Beau succès pour cette édition 2024 des Journées européennes du Patrimoine aux côtés du Musée maritime.
2735 visiteurs au musée, dont 250 sur Joshua et Damien, auxquels il faut ajouter 200 visiteurs à l’atelier petite plaisance. Et que dire du passage surprise de 40 motards venus nous faire un petit bonjour, très intéressés par la “mécanique” des voiliers ! Soit 2975 visiteurs pendant le week-end malgré une météo très capricieuse.

Les Amis ont encore une fois bien assuré les quarts : accueil pontons, Joshua et Damien, carré des Amis, visite de l’atelier petite plaisance, chants et danses…,

Enfin, le musée a inauguré sa -jolie- boutique. Vous y êtes les bienvenus.

Photos Cristina Baron, Michel Hontarrede, Christian Maréchal